Interview du Français Emmanuel Gras, réalisateur du film « Makala ».

Le film-documentaire « Makala » dont le titre signifie « charbon de bois », est une révélation d’une oeuvre de qualité. C’est la vie filmée d’un charbonnier, grand travailleur mais pauvre du village de Walemba, dans la région congolaise du Katanga. Le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO a interviewé le réalisateur français Emmanuel Gras, l’auteur de « Makala ». Cet entretien s’est passé (au cinéma « Le Balzac », situé dans les beaux quartiers de Paris) après la projection dédiée à la presse, le dimanche 3 décembre 2017.

 

Le réalisateur Emmanuel Gras interviewé par le journaliste Nzunga Mbadi. Le journaliste Gaston Mushid de la ville de Kolwezi est présent.

Le réalisateur Emmanuel Gras interviewé par le journaliste Nzunga Mbadi. Le journaliste Gaston Mushid de la ville de Kolwezi est présent.

Contexte du film « Makala ».

Le réalisateur Gras a rendu « visible » internationalement le pauvre charbonnier congolais Kabwita et son travail. Avec sa camera embarquée, il nous a fait découvrir une réalité très dure de cette vie qui touche énormément des Congolais. A travers les images du courageux travailleur Kabwita, Emmanuel Gras s’adresse à une Humanité qui doit interpeller des peuples européens, la diaspora congolaise…

Kabwita se lève très tôt pour couper l’arbre ciblé, en faire du « Makala » (mot qui se trouve en langues Lingala, Swahili et Kikongo, en RDC). Et finalement, la traversée de la brousse, des pistes, des épreuves de racket de la part des officiels de l’Etat Congolais, la vente du produit dans un marché de la ville de Kolwezi… comme si l’héroïque Kabwita parcourait « un chemin de croix ». Au Congo, ce débrouillardise porte un nom : « article 15,débrouillez-vous » car l’Etat a démissionné de ses responsabilités vis-à-vis des « Babola »(mot Lingala: « pauvres à un niveau terrible »). Or la majorité écrasante de la population de la République Démocratique du Congo est constituée par les « Babola » qui rêvent d’avoir une belle vie.

 

Le film MAKALA, salle "Le Balzac" : une partie du public (2/12/2017)

Le film MAKALA, salle « Le Balzac » : une partie du public (2/12/2017)

Au « Balzac ».

Dans cette salle « Le Balzac », les journalistes congolais présents ont apprécié la qualité de ce documentaire fort qui a obtenu le Grand prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes. Le public majoritairement composée par des Françaises et Français, a posé beaucoup des questions très intéressantes et capitales. Bons signes pour l’avenir de ce film ! Bientôt aussi des touristes européens à Walemba grâce au job du réalisateur français Emmanuel Gras ?

 

 

 

Voici cette interview du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO pour le compte de notre émission « Bilili ya Poto’:

 

Lilo Miango/Rédaction de Paris.

 

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