Feu Fidel Castro: une vérité cubaine dans la diaspora africaine en Europe, au Congo et en Angola.

Europe. Des Africaines et Africains de la diaspora se sont exprimés suite à l’annonce du décès du leader cubain Fidel Castro*. Dans le flux de nos interviewes, le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO a retenu ce proverbe du peuple BESINGOMBE* que nos journalistes ont recueilli à propos de Fidel Castro: «Ludi kikitulanga muntu mfumu» («La vérité vous rendra chef»).

C’est une façon libre de s’exprimer un message qui dit que Fidel Castro est un «chef immortel pour une vérité» comme la vérité de ces Anciens Chefs Africains qui se sont battus pour la vérité pendant que la colonisation impérialiste méprisait leurs droits et provoquait des guerres de divisions pour que ces mêmes peuples africains ne soient jamais les maîtres de leur destin. «Toyoki nde batu baye totuni mituna»(1).

 

Par rapport au Congo.

Le Cubain Fidel Castro avait aussi des relations d’amitié avec des Congolais (exemple Victor Mpoyo). Le Congolais de la République Démocratique du Congo, feu Victor Mpoyo (« Mzee » Mpoyo) en parlait assez souvent avec des journalistes panafricains de notre média, le Magazine Ngambo Na Ngambo.

A Paris, dans ces hôtels du 16ème arrondissement, ces propos bienveillants de Mpoyo sur le leader Fidel Castro étaient non enregistrées. En effet, nos priorités de journaliste congolais étaient des interviewes sur uniquement la situation de la guerre et des crises politiques au Congo depuis 1997. On aurait dû (peut-être?) filmer. Et voilà qu’aujourd’hui, l’ancien ministre et ex-homme d’affaires Pierre-Victor Mpoyo n’est plus en vie. Il était mort bien avant le décès de son camarade Fidel Castro.

 

C’est aussi Fidel Castro: Angola, Cuito Cuanavale. En finir avec l’Apartheid sud-africain, un système grand frein pour les progrès des peuples noirs africains.

Dans la foulée de l’annonce de ce décès du leader Fidel Castro, nous avons noté que dans des imaginaires d’un bon nombre de gens de l’Angola en Suisse, aux Pays-Bas et en France, le Cuba de « l’homme libre et résistant Fidel Castro est attractif », disent-ils.

Le Cubain Castro laisse un de ses héritages en tant que résistant-combattant pour l’Afrique. Il est parmi les héros-chefs de la bataille de Cuito Cuanavale, en 1988. Cuito Cuanavale est sur les terres de l’Angola. Un brillant Angolais en avait auparavant parlé avec nous, dans ses magnifiques bureaux qui sont un indice de la place de l’Angola dans des milieux des officiels en Europe.

Ce héros révolutionnaire Fidel Castro est parmi ces grands acteurs politiques et militaires hiérarchiques cubains, angolais… de la GUERRE de CUITO CUANAVALE, en 1988. Là, ces grands acteurs cubains, angolais… avaient sonné la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, un système haineux mis dans la constitution des Sud-Africains Blancs. C’était criminel, kleptomane et raciste anti-peuple noir.

L’Apartheid sud-africain blanc très combattu par Fidel Castro a été un système politique, financier, ethnologique, social, religieux, culturel de la prétendue «race supérieure des Blanches et Blancs comme le nazisme d’Adolf Hitler». Ces Namibiens en Scandinavie, Congolais de Suisse et Angolais en France que nous avons interviewés sont dans ces peuples africains qui ont combattu ce système de discrimination raciale et raciste. Mais pourtant ce système avait été soutenu par des oligarchies des Blancs dans des pays démocratiques européens (Grande Bretagne, France, Allemagne, Israël, Italie, Belgique, Suisse, Portugal, Espagne), aux USA, au Canada. L’OTAN avait soutenu aussi la politique de l’Apartheid sud-africain.C’est ce qui s’est dégagé lors de nos interviews avec ce public africain.

 

« Ludi kikitulanga muntu mfumu »*: Fidel Castro.

C’est cette valeur du « Ludi » (« vérité ») que certains de nos interviewés trouvent au Cubain Fidel Castro. C’est en Suisse, aux Pays-Bas, en France… que ces déclarations libres des Africaines et Africains dans la diaspora en Europe, ont été signifiées au MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO, à la suite de l’annonce publique de son décès.

Des soldats cubains et angolais à la bataille de Cuito Cuanavale.

Des soldats cubains et angolais à la bataille de Cuito Cuanavale.

Fidel Castro est aussi la vérité est la défaite terrible de l’armée sud-africaine en 1988, lors de la bataille de Cuito Cuanavale. « Le président américain de l’époque avait fait livrer des armes lourdes ( éléments nucléaires) pour massacrer des Noirs, à Cuito Cuanavale. Fidel Castro a été avec nous dans cette victoire des peuples noirs africains. Cette victoire militaire et historique avait accéléré la fin du régime haineux, dictatorial et raciste des Blancs Sud-Africains de Pretoria. La Namibie, pays sous occupation, a été libérée. C’est de là que partaient des criminels de guerre sud-africains pour agresser et envahir l’Angola. Pour moi ce Sud de l’Angola était la vérité qui devrait interpeller tous les Noirs libres. Ainsi, le premier voyage officiel en dehors du continent Afrique du leader Nelson Mandela, en liberté, a été à Cuba. Fidel Castro restera pour nous un ami de l’Humanité et l’Humanité est née en Afrique», s’est exprimé un Combattant congolais qui fréquente des Angolaises et Angolais en Suisse, aux Pays-Bas et en France.

Et pour illustrer l’image à garder sur la personnalité de Fidel Castro, Ce Combattant a conclu en citant le « Madiba » Nelson Mandela: « L’intervention de Cuba en Angola et la défaite de l’armée sud-africaine ont contribué à détruire le mythe de l’invincibilité de l’oppresseur blanc et inspiré les masses dans la lutte pour la liberté ».

 

 

Lilo Miango/Rédaction de Paris et Lupungu Ndjate Albert/Rédaction de Genève (Suisse).
Photo du leader politique Fidel Castro envoyée à notre rédaction par Collectif des Africaines.

 

«Liwa ya mokonzi FIDEL CASTRO»*. Décès du leader cubain Fidel Castro. Fidel Castro est décédé chez lui à Cuba à l’âge de 90 ans (25 novembre 2016). Le président de la République Raoul Castro annonça : «Le commandant en chef de la Révolution cubaine est décédé à 22h29 ce soir» (Décalage horaire: 03h29 heure de Paris, samedi 26 novembre 2016) .

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