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Colloque «Métier de communication. Aujourd’hui et demain» à IFASIC: contribution du journaliste Lilo Miango.

A travers la diaspora congolaise en Europe dans la dynamique de la matérialisation du colloque «Métiers de communication, aujourd’hui et demain», à Kinshasa (du mercredi 31 mai 2017 au samedi 3 juin 2017). En Belgique, Suisse, Angleterre et France, nos journalises du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO ont noté qu’une masse des Congolais et des gens de certaines nationalités ont eu des regards vers ce colloque. Le responsable de la publication de presse «Ebène Magazine», Bazakana Bayete (France), un ancien journaliste du quotidien Salongo qui n’a pas été un étudiant à l’ISTI*, l’atteste aussi.

Tout ce florilège révèle encore une fois l’intérêt national et international porté à la profession de l’information médiatisée et à des jobs de la communication. C’est une lecture des effets dans ces milieux européens du travail de communication du professeur congolais Ekambo Duasenge (1ère promotion de l’ISTI*), ex-recteur de l’IFASIC* (Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication) et membre du comité organisateur de ce colloque 2017(1).

L’universitaire Ekambo avait transmis une commission du staff organisateur de cet événement à des anciens étudiants de l’Isti qui se trouvent en dehors de la RDC: apporter une contribution écrite des témoignages personnels sur ce que l’ex-Isti ou l’actuel Ifasic leur a apporté dans leurs métiers. Un autre axe de ces témoignages concernait l’apport des autres dans des parcours professionnels de ces ex-étudiants. Et le 3ème volet était de révéler la créativité de ces ex-étudiants de l’institut dans l’évolution des métiers qu’ils exercent.

Le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO publie le témoignage du journaliste Lilo Miango (1ère promotion Isti), un des membres de notre rédaction.«Etatoli ya mopanzi nsango Lilo Miango, azalaka o ntei ya lingomba ya yambo ya bayekoli ntango eteyelo ISTI ekelamaki na 1973»(3):

«Ma contribution à ce colloque, je l’aborde en m’appuyant sur trois décennies d’expérience en tant que journaliste congolais de la République Démocratique du Congo, basé en France depuis 1980. Je porte mon témoignage depuis l’extérieur à la fois en tant qu’un ancien étudiant de la première promotion de l’ISTI (1973) et en ma qualité d’un journaliste panafricain de la diaspora congolaise de France qui a gagné un espace publique en termes d’un lectorat conséquent, du nombre des internautes dans des divers pays. Et cela grâce à la fondation et au travail journalistique de notre média de droit français, le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO.

 

A propos de l’intitulé de ce colloque baptisé «Métiers de la communication. Aujourd’hui et demain».

Il n’y a pas de mélange des genres comme les précisions étalées à propos des différents métiers dans cette galaxie communicationnelle. D’ailleurs le professeur Ekambo Duasenge, membre du comité organisateur de ce colloque du 31 mai au 3 juin 2017, qui est aussi de la première promotion de l’ISTI fondé le 28 mai 1973** donne des précisions dans la note adressée aux anciens étudiants de quelques promotions de l’ISTI pour les inviter à ce colloque de 2017. Il a parlé de : journaliste, attaché de presse, conseiller en communication, scénariste, publiciste, rewriter, porte-parole, médiateur, blogueur (blog), documentariste…

 

Un métier qui me fait gagner ma vie dans un milieu très concurrentiel en Europe: et cela grâce à des études à l’ISTI.

Je ne suis pas dans la communication (attaché de presse, publiciste, agent des relations publiques, responsable de la communication, lobbyiste…). Je suis journaliste, c’est à dire que je fais de l’information (ou des actualités).

Je vis de ce métier et de ses retombées (carnet d’adresses, une certaine renommée, une vision du monde) depuis 1980, année de mon arrivée ici. Ce que j’ai reçu en arrivant en terre inconnue, l’Europe. Je suis arrivé TOUT SEUL (sans aucun membre de ma famille biologique). Ainsi, pour la toute première fois de ma vie, je n’avais pas un seul repère. Et j’étais sans moyens dans ce continent. Si des Européens et quelques Africains m’ont reçu avec une certaine considération et donné des coups de pouce, c’est parce que j’avais un statut, celui d’un journaliste dans mon pays, alors nommé Zaïre. Ce statut, je le dois à l’Isti.

Originellement et légalement, mon statut de journaliste est légitimé et légalisé par les savoirs fondamentaux académiques et travaux pratiques (stages dans les entreprises de presse : journal Salongo, quotidien du soir Elima, AZAP (Agence Zaire Presse). C’est donc lors de mon cursus universitaire à l’ISTI(Institut des Sciences et Techniques de l’Information). C’est ainsi qu’un décret du ministre de l’information (commissaire d’Etat à l’information, selon l’appellation de l’époque) Sakombi Inongo avait légalisé l’octroi de la carte de presse officielle à nous, les étudiants en journalisme de la première promotion de l’ISTI et aussi à un groupe d’étudiants venus de l’UNAZA de la ville de Lubumbashi.

 

C’est sur la base de ce statut de journaliste matérialisé par cette carte officielle de presse signée par le ministère à Kinshasa grâce à l’ISTI que j’ai élaboré mon projet de vie en Europe.

Quand j’étais journaliste au quotidien national du soir Elima dans les années 70 , j’étais une célébrité grâce aux fondamentaux de l’Isti et à un génie pour émerger à Kinshasa et dans le reste de notre pays. Mon employeur m’avait établi seulement une carte de presse de cette entreprise de presse en tant que journaliste. J’étais affecté à la rubrique culture dans l’édition spéciale « Elima Dimanche » dirigée par les journalistes Ntondo a Ngoma Nene Mosin et feu Nzita Mabiala Monshengwo N’Shula. « Elima Dimanche » avait un gros succès populaire et un grand tirage dans le pays.Mais,une certaine mentalité de jalousie dans cette profession à l’égard des anciens étudiants en journalisme de l’Isti avait crée des bizarreries. Je n’ai jamais su où se trouvait ma carte de presse officielle; ou qui avait la responsabilité de ce »vide » pour m’informer.

 

Bibliothèque du Congrès des USA: grâce à des cours dispensés à l’ISTI.

« Elima Dimanche » avait un gros succès. Et même dans certains milieux à l’étranger, cette édition spéciale du journal Elima avait de la crédibilité et une notoriété à cause surtout de ses rubriques musicales, selon ce que me dira un jour l’écrivain américain Gary Stewart auteur du livre « Rumba on the river »(Editions Verso).

Je possède dans ma bibliothèque, un exemplaire dédicacé par lui-même en présence de sa femme Beth lors de leur visité dans mon habitation à Paris. Pour écrire son magnifique livre en anglais, l’Américain Gary Stewart a pioché aussi dans les articles du quotidien « Elima », dans mes articles sur la Rumba congolaise… sur la vie économique, historique et sociale de ce monde de chanteurs, musiciens, producteurs, commerciaux… à Kinshasa. C’était nos articles dans cet environnement très attractif de la musique congolaise dite aussi musique congolaise moderne.

J’ignorais que cela pouvait servir aussi de matériel pour rédiger un ouvrage à l’étranger. Gary avait vu mes articles dans les archives de « Library of Congress » (Bibliothèque du Congrès américain). C’est grâce aux cours universitaires à l’ISTI que mes articles du journal Elima et même mes articles du quotidien national du matin Salongo (où j’avais effectué mon tout premier stage en tant qu’un étudiant en journalisme*) sont au « Library of Congress », cette historique bibliothèque de Washington DC (District of Columbia). En effet, c’est grâce aux cours à l’ISTI, là-bas à Kinshasa, que j’ai appris à écrire des articles.

Bien que j’ai toujours été fort en dictée et dans la rédaction des devoirs en français depuis mon enfance à l’école primaire Saint Robert Bellarmin dans la commune de Barumbu, dans le CO (Cycle d’Orientation) de l’école Saint Charles Luanga (commune de Barumbu), lors de mes humanités littéraires-Latin philosophie (Collège Saint Joseph, Collège Albert 1er ; et Gymnase Pestalozzi qui est une école des Suisses) à Kinshasa.

 

«J'ai pu initier cette conférence de presse de Sa Sainteté le Dalaï-Lama grâce aux fondamentaux appris à l'Isti. Il y avait 927 journalistes du monde à notre conférence de presse à l'hôtel George V à Paris (octobre 2003). Le Dalaï-Lama me disait de rester moi-même, spirituellement et comme journaliste congolais. Et il m'embrassa pendant 13 minutes pour cette conférence devant les caméras». Photo Lilo Miango et Dalaï-Lama lors de cette conférence de presse: photographe Suisse Manuel Bauer (Lookat Photos Zürich/Suisse).

«J’ai pu initier cette conférence de presse de Sa Sainteté le Dalaï-Lama grâce aux fondamentaux appris à l’Isti. Il y avait 927 journalistes du monde à notre conférence de presse à l’hôtel George V à Paris (octobre 2003). Le Dalaï-Lama me disait de rester moi-même, spirituellement et comme journaliste congolais. Et il m’embrassa pendant 13 minutes pour cette conférence devant les caméras».
Photo Lilo Miango et Dalaï-Lama lors de cette conférence de presse: photographe Suisse Manuel Bauer (Lookat Photos Zürich/Suisse).

 

ISTI et décret ministériel : carte de presse professionnelle et officielle qui ouvre des portes aussi en Europe.

Je reviens sur un passage de mon témoignage. Au journal Elima,les démarches pour l’obtention de la carte officielle de presse que devait me délivrer le ministère de l’information ont beaucoup traîné. Pour ce témoignage personnel à l’occasion de ce colloque 2017 de l’IFASIC, les gens doivent savoir que c’est grâce à la carte officielle de presse obtenue à l’ISTI, que je me suis lancé dans cette aventure européenne très complexe et vraiment très difficile de demeurer un journaliste. Tous mes collègues de la première promotion de l’ISTI de 1973 ont jeté l’éponge pour des raisons indépendantes de leurs volontés car il n’est pas facile de faire du journalisme congolais en Europe pour surtout des peuples de l’Afrique. Et vivre grâce à cela. Ma collègue de cette 1ère promotion historique Ngoya Katala me l’avait dit quand elle vivait encore à Londres. Je garde toujours des contacts avec un bon nombre d’entre eux. J’ai aussi des contacts avec certains ex-étudiants de l’IFASIC. Ainsi j’avais instruit le secrétariat général des rédactions du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO de mettre leurs noms dans les envois de nos newsletters.

Les journalistes occidentaux n’ont plus le monopole très dominant de la circulation des informations médiatisées dans la diaspora africaine, en Afrique et dans le reste du monde.L’ISTI a donné sa contribution comme on dit en langue congolaise Kisengele du peuple Basengele: « nkoko alokomine yemba ene ebongola boli (munia) o nde »(1)

 

Ce que les autres journalistes en France m’ont appris (journaliste français et des autres nationalités travaillant sur le territoire français).

Ils ont contribué à m’investir dans les technologies de l’intelligence et les services numériques dans un nouveau monde qui se construit. Quand notre première promotion des étudiants de l’ISTI était sur les bancs de l’université à Kinshasa, cela n’existait pas. Ainsi avec leur contribution et vu que la législation française en matières de création d’entreprise de presse a été largement assouplie, on a fondé en 2009 cette presse en ligne de droit français que j’ai intitulé « Magazine Ngambo Na Ngambo ».

Je vis dans l’ère de la démocratisation des technologies, ainsi tout le monde peut produire du contenu à mettre sur le compte de l’information. Muni d’un téléphone portable, chaque personne peut « communiquer » (mais pas faire de l’information journalistique). En 10 ans, le job des journalistes vit un bouleversement. Vous voyez à l’ère du flux RSS, des Twitter, du Web 2.0 (le web contributif), des podcasts, du WhatsApp…, on n’a plus obligatoirement besoin des infrastructures immobilières de stations de radio-télévision comme la RTNC de la République Démocratique du Congo ou Radio Canada pour se faire entendre, être vu à l’écran ou d’imprimerie pour se faire lire.

 

Dans un monde interconnecté en permanence, la révolution de l’information rimerait donc avec la démocratisation?

C’est un volet stratégique de ce thème fondamental en l’occurrence « médias et politique étrangère à l’ère du numérique » qui a été traité lors du « Global Media Forum » organisé du lundi 22 juin au mercredi 24 juin 2015 par une radio de l’Etat allemand, la « Deutsche Welle ». En tant que journaliste congolais de la diaspora, j’étais là dans cette ville allemande de Bonn pour couvrir cette conférence mondiale. Et comprendre les répercussions concrètes dans le travail quotidien des autres journalistes sous l’ère numérique. C’est un sommet international unique en son genre dans le monde entier.

En effet, les journalistes venus des 4 coins du monde traitent chaque année à Bonn des problématiques des médias liées à la révolution numérique. L’organisateur est Deutsche Welle, ce média publique de l’Allemagne. Avec notre particularité de la sociologie africaine à l’ISTI que j’ai fait subir une mutation en termes de traitement de l’information axée sur une sociologie africaine des médias depuis plusieurs années en Europe, j’avais beaucoup échangé à Bonn dans un bon nombre des ateliers avec les autres journalistes, des experts en médias, des politiques, des financiers et un grand public très intéressé par des relations avec des médias. C’est une facette de ce que certains citoyens m’ont apporté dans ces pays (Suède, Danemark, Belgique, Japon, Afrique du Sud, République Dominicaine et Allemagne)

Avec l’essor des réseaux sociaux (appelés aussi « médias sociaux »), chacun peut créer en un seul clic de son ordinateur, une chaîne You Tube et poster des reportages (vidéos) à l’iphone, créer une toute nouvelle webradio et mettre des émissions, rédiger des articles et les mettre sur un blog ou un site.

Un téléphone mobile qui possède une caméra peut se transformer en quelque sorte à une station de télévision. C’est une expérience observée lors du projet « Erasmus » pour des lycéens et qui a une durée de 2 ans soutenu financièrement par l’Union Européen. Mon oeil professionnel a suivi via ordinateur des inscrits, des lycéens allemands, belges, islandais, italiens, français… des différentes établissements scolaires notamment dans un lycée de la région parisienne où un de mes enfants avait étudié. J’ai eu des opportunités de voir des tournages autour des reportages sur le développement durable, des recyclages des déchets, le réchauffement climatique. J’ai suivi aussi des montages faits parces jeunes de 15 à à 17 ans. Cela permet à ces enfants d’avoir un esprit critique sur les contenus de vidéos ainsi d’avoir des échanges libres et responsables, pour éviter des tentations de l’encadrement populaire autoritaire. Je témoigne ici que si je n’étais pas passé par la case du départ que constituait l’ISTI, je n’aura jamais pu m’enrichir par ces expériences des autres.

 

La révolution numérique, oui. Mais pas d’emballement juridique pour les statuts dans les métiers de l’information.

Dans le microcosme des journalistes français et médias en France auquel j’appartiens en tant que journaliste panafricain de la diaspora africaine, juridiquement, l’évolution ou la révolution à l’ère actuelle de la démocratisation des nouvelles technologies numériques de la communication et de l’information n’a pas changé les statuts du journaliste en France. Même si un grand écrivain français Arthur Rimbaud a dit « il faut être absolument moderne », la législation française en la matière n’a pas changé les statuts de l’octroi de la carte professionnelle de presse en tant que journaliste en France. (cfr loi du29 mars 1935, remaniée et complétée par la loi du 4 juillet 1974/L’article 93 de la loi du 29 juillet 1982, maintenu en vigueur par la loi au 30 septembre 1986).

Mais le traitement de l’information médiatisée par le(la) journaliste et l’environnement technique et économique (modèle économique) des médias ont subi des mutations.
Mais dans notre ligne éditoriale du Magazine Ngambo Na Ngambo, nous oeuvrons toujours pour un traitement des informations sur la base des sociologies africaines des médias car nos journalistes panafricains de la RDC ne doivent pas traiter une information ou une actualité comme le font (grosso modo) des tendances des journalistes français, suédois, japonais, belges, hollandais, britanniques, russes…

 

Au niveau de ce colloque.

Je soutiens les positions du professeur Ekambo Duasenge et de tout le monde qui aborderont les réflexions sur nos rapports en tant que Congolaises et Congolais concernant des réseaux sociaux et le journalisme congolais de la République Démocratique du Congo.

Au niveau de notre diaspora qui est comme une des vitrines internationales du Congo, il y a un phénomène sociétal qui vient de notre pays. Et ce phénomène inédit se déverse dans nos pays d’accueil en Occident.Une poignée des compatriotes entreprenants et très téméraires s’autoproclament des « journalistes ». Cette situation est visible lors des conférences congolaises de presse et des couvertures médiatiques des diverses manifestations. Et cela se voit même lors de quelques rencontres entre des journalistes congolais et occidentaux et lors des conférences internationales de presse. Nous ne parlons pas des vidéos postées sur internet qui restent en gros une consommation localisée si on considère une étude d’une Hollandaise dans son université aux Pays-Bas.

Ni dans un avenir proche ni dans un avenir lointain, ce phénomène d’auto-proclamation n’est pas gratifiant pour le journalisme congolais de la République Démocratique du Congo dans des pays des continents (Europe et Amérique) car ces grands ensembles sont les plus gros producteurs de la circulation des informations médiatisées dans le monde. Ce colloque de l’IFASIC peut apporter surtout une réponse professionnelle car la législation dans un pays en crises multiformes, enchevêtrées et profondes comme la République Démocratique du Congo, appelle à des reformes très profondes mais dans un climat digne d’un Etat de droit.

En tant que journaliste congolais de la diaspora en Europe quand j’initie des conférences de presse ou des rencontres avec des personnalités ou des publics occidentaux, cette question de la fausse identité professionnelle de ces « journalistes auto-proclamés » commence à se poser. Ce type de mentalité est un cas de violation des droits de l’Homme.Il suffit de voir les conventions de l’ONU en matières de la presse. Vu le rôle unique du journalisme dans l’établissement d’une démocratie rêvée légitimement par chaque Congolaise et Congolais, qu’est-ce que cette tricherie qui est un délit peut-elle apporter au processus de la moralisation de la vie politique et de l’espace public en RDC? dans la diaspora congolaise personne n’est dupe même si tout Congolais tient à faire la promotion de la liberté d’expression, de la liberté d’entreprendre et de la libre circulation de la pensée.

 

Interpellation de ce colloque 2017 de l’Ifasic.

Et pourtant, le journalisme congolais de l’Europe avait déjà réussi des beaux résultats notamment en France, Grande-Bretagne et Belgique car ces Congolais avec des Camerounais constituent deux « moteurs » de tête qui ont tiré vers le haut la nouvelle vague du journalisme africain en Europe.

Dans ce registre du travail pour le progrès réalisé depuis 1980, il y a des oeuvres journalistiques du journaliste Duma Di Bula (médias français), de la feue journaliste Véronique Tshomba-Fariala (directrice et fondatrice du magazine luxueux Négrissimo qui a existé en Belgique de 1987 jusqu’au 13 décembre 1992, date de sa mort dans l’accident d’avion de Scibe-Zaire à 10 km de l’aéroport de Goma décembre 1992), de Radio Mangembo 99.7 Fm (structure de droit français créée par le journaliste congolais Joseph Pululu, le seul Noir africain à avoir une station de radio dans la région parisienne), de la légendaire émission « Tam-Tam Magazine » à la radio française privée Fréquence Paris Plurielle 106.3Fm présentée par le journaliste congolais Nzunga Mbadi (à la fois doctorat en journalisme à Paris ; un des premiers présentateurs du journal télévisé en 1966 à la création de la télévision au Congo-Kinshasa et déclencheur de la nouvelle vague des journalistes africains à la radio en France dès l’arrivée du président français François Mitterrand qui légalisa les radios clandestines), de la journaliste Anoutcha Lualaba (Radio Air Libre 87.7Fm ,à Bruxelles), de la journaliste Huguette Malamba (Paris/Radio Africa N°1) et du journaliste et historien de renom international Elikia M’Bokolo (RFI, une des radios d’Etat français).

Dans ce patrimoine dans des pays occidentaux, il y a le travail du journaliste Kasongo Mwema Yamba Yamba (journal parlé à RFI),de la journaliste Anastasie Tudieshe (Paris, radio Africa N°1/TV5 Monde,Radio RFI…), du journaliste Lilo Miango (Magazine Ngambo Na Ngambo), du journaliste Erick Nyindu (Télévision internationale Vox Africa), du journaliste et docteur en journalisme Robert Kongo (Radio Vexin, propriété d’une administration départementale française/Presse écrite Le Potentiel de Kinshasa), du journaliste Bazakana Bayete (presse écrite Ebene Magazine, l’organe de presse le plus ancien dans la diaspora),du journaliste Guy Kalenda Mutelwa (radio internationale Africa N°1), du journaliste Pat Patoma (Radio belge Air Libre 87.7 Fm, à Bruxelles), du journaliste Botowamungu Kalome (Radio française Jet Fm, ville provinciale de Nantes), du journaliste Floribert Okitondjo (Ebène Magazine et radio Mangembo 99.7 Fm,France), de la journaliste Wendy Bashi (RTBF, média d’Etat belge,Royaume de Belgique), du journaliste Fabien Kusuanika (Belgique, site TéléTshangu), du journaliste Baudouin Amba (site d’informations Congoindépendant, Belgique), du journaliste Freddy Mulongo (site Réveil Fm International), du journaliste Kapampy Mbuyi Blaise (presse écrite:Black Match/AfroNews), du feu journaliste congolais à la radio allemande Deutsche Welle Abilinda Ebinda Ngboko Gregoire (Allemagne), du journaliste Buana Kabue (Jeune Afrique), du journaliste Roger Muntu (Voice of America) et du feu journaliste Bapuwa Muamba (Jeune Afrique Economique/France).

Toujours dans ce patrimoine du journalisme congolais en Europe, il faut mentionner le travail pertinent du journaliste Nzamba Afri Delphin (Jeune Afrique), du journaliste reporter d’images Gbukuzulu Wazule (Magazine Ngambo Na Ngambo), de la journaliste Ekanga Shungu (responsable du journal de presse écrite en Belgique dont le titre fût « Tam-Tam » Bruxelles), du Magazine luxueux « Noir sur Blanc » (financé par Mr Beyeye Djema/Directeur de rédaction: le journaliste Kwebe Kimpele), du journaliste Heridel Ntema (jadis RFI et actuellement à la télévision internationale Vox Africa, Londres), du journaliste Kerwin Mayizo (ex- prestataire dans l’émission musicale « Couleur Tropicale » de Claudy Siar à RFI), de la journaliste Faida Weregemere (Magazine Ngambo Na Ngambo), du journaliste-reporter d’images Lutumba Milau Kayembe (une chaîne de télévision privée française TNA avec son agence MKLmovies), du journaliste reporter d’images Gérard Kanabasawo (ex-RTNC),…(Nota bene:liste non exhaustive )

 

Que ce colloque puisse débattre de ce problème sociétal sérieux pour une solution professionnelle.

Pourquoi c’est très pertinent? En effet, à propos du journalisme (l’information), aucune activité humaine n’est autant au carrefour des occupations des êtres humains, de leurs idées-forces, de leurs croyances, de leurs vies au quotidien… Aucune autre activité industrielle n’est aussi porteuse de développement qu’un mass-média. Et on voit dans ce monde que les grands groupes de communication sont à la tête des grands groupes internationaux de notre planète Terre. Le journalisme est une lourde responsabilité à assumer dans les conditions légales, honnêtes et de dignité humaine car aucune autre entreprise ne baigne aussi étroitement en permanence avec l’ensemble de la population d’un pays ou d’une diaspora. Et cela contribue à des créations d’emploi dans cette galaxie communicationnelle car la sensibilisation des financiers ne doit pas être stopper par ce phénomène sociétal de certaines personnes qui s’autoproclament illégalement « journalistes » ou « journalistes congolais ». On ne devient pas des journalistes congolais en Europe car on a un site, une caméra et un blog où on fait de « l’audience »(2)

 

 

Lilo MIANGO, 1ère promotion de l’ISTI en 1973
Paris, 25 mai 2017.

 

 

*Mon 2ème stage s’était au quotidien du soir Elima. Mon troisième s’était passé à l’AZAP (Agence Zaïre Presse, redevenue Agence Congolaise de Presse) où j’étais en stage avec le citoyen Niwa Mobutu, fils aîné du chef d’Etat Mobutu Sese Seko. On n’était que deux stagiaires sous la responsabilité de monsieur Ramazani Baya (Raymond) épaulé par monsieur Elengesa.
Lors de mon premier stage à Salongo, j’ai eu deux encadreurs, les journalistes Ngoye a Tshiluila « Père Ngoyi »(NT) et Bazakana Bayete BB (l’actuel directeur de publication et patron d’Ebène Magazine, la plus ancienne publication de presse toujours en activité dans la diaspora congolaise).

(1) Traduction: « la poule ou le coq ne peut avaler que sa bouchée ». Comprendre cette expression des Basengele pour des peuples : « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle possède ».
(2) Dans l’actuelle République Démocratique du Congo, se référer à l’ordonnance du 2 avril 1981 portant sur le statut du journaliste.

** ISTI (Institut des Sciences et Techniques de l’Information) fondé le 28 mai 1973. Le 29 octobre 1973: 1ère rentrée académique de l’ISTI qui sera transformé en IFASIC en 1997. Dans une mémoire collective, ISTI est historiquement la « toute première faculté universitaire en Afrique Centrale qui forma des journalistes africains de niveau universitaire » (Congolais-Zaïrois à l’époque, Togolais, Rwandais, Tchadiens, Burundais, Gabonais, Béninois).
Ce colloque a été organisé en binôme par les anciens étudiants de l’Isti et la direction de l’Ifasic. (3)En langue internationale Lingala.