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Robert Kongo de la Radio Vexin Val de Seine et du journal « Le Potentiel »: 4 questions.

France et journalistes africains: le journaliste Kongo Robert nous répond: *un débat Africa N°1. *La mort du journaliste-patron de presse Essolomwa. *Cas de ces jeunes Africaines en Europe qui rejettent des Africains âgés et se donnent à des Blancs âgés. PARIS ET REGION PARISIENNE. « Les journalistes de la République Démocratique du Congo(RDC), en France sont avec leurs confrères camerounais trop visibles dans le travail journalistique du microcosme du journalisme africain de France. Des notes me disent qu’ils ont un contrôle ». C’est ce qu’un responsable américain avait dit à notre rédacteur en chef Lilo Miango, à l’hôtel Talleyrand, une propriété de l’ambassade des États-Unis en France. C’est dans ce bâtiment que l’on signa le Plan Marshall (2 rue Saint Florentin et la rue de Rivoli; à côté de la Place de la Concorde). Il s’agit ici des professionnels des médias en France de l’Afrique Sub-saharienne. Ces propos veulent dire en gros plan que les journalistes, y compris des femmes et hommes africains des médias, sont dans des collimateurs d’une attention et d’un intérêt soutenus dans des divers milieux de ces pays occidentaux. Dans leurs traitements et présentations des actualités ou des informations médiatisés, ils les font dans le quotidien des gens, dans leurs conscience et dans leurs cultures. Et de ce gros plan, on a fait un zoom sur le journaliste congolais de la RDC, KONGO Nlandu Robert de la radio française Vexin Val de Seine et correspondant en France du journal Le Potentiel de la ville congolaise Kinshasa.

Journaliste Robert KongoQUATRE QUESTIONS: Un débat à la radio internationale panafricaine Africa N°1. Un effet sur la mort d’un des grands journalistes de Kinshasa. Un sujet sur un type de relations entre une tranche des jeunes africaines de l’Europe et des hommes noirs et blancs âgés. Et de quoi sera fait l’été 2013 pour la « Radio Vexin » et des sujets en France pour  » Le Potentiel ». « Mituna minei mpo na mopanzi nsango Kongo Robert wa Radio Vexin mpe wa nkasa ya nsango « Le Potentiel »(1).

 

Magazine Ngambo Na Ngambo: Vous venez de participer à une grande émission très écoutée de la radio internationale AFRICA N°1. Comment cela s’est passé pour vous, journaliste congolais vivant en France qui est déjà allé à Kinshasa pour donner des cours à certains de vos compatriotes qui veulent devenir journaliste ?

 

Journaliste Kongo Robert: En effet, je viens de participer à l’émission « Débat Africa N°1-BBC Afrique ». C’est, en fait, l’une des émissions les plus ambitieuses, intéressantes, agréables à écouter de la radio Africa N°1. Une émission très complète, bien ficelée et dotée d’une belle énergie collective et sereine. Lorsqu’on m’a demandé d’y participer, en tant que journaliste, correspondant en France du quotidien congolais « Le Potentiel », je n’ai pas hésité. En compagnie de deux autres invités, nous avons débattu de manière ouverte du Mali (conférence des donateurs à Bruxelles), du Tchad (arrestations d’opposants politiques et journaliste) et du Madagascar (candidatures contestées à l’élection présidentielle du 24 juillet). Tout s’est très bien passé. J’étais heureux. J’espère que les étudiants en journalisme ont l’habitude d’écouter ce genre d’émission pour en apprécier la teneur et le niveau de traitement de l’information.

 

Magazine Ngambo Na Ngambo: Le monde des journalistes congolais de la RDC vient de perdre un journaliste et patron-propriétaire de presse en la personne de monsieur Essolomwa Nkoy. Beaucoup de journalistes ont travaillé dans son journal « ELIMA ». Avez-vous un mot à dire ?

 

Journaliste Kongo Robert: C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès de Monsieur Thy-René Essolomwa Nkoy-ea-Linganga, éditeur-directeur du journal « ELIMA », qui a fait la fierté du Zaïre, à l’époque de sa toute puissance. Les médias congolais se sont très largement fait l’écho de cette disparition. La presse congolaise a perdu l’une de ses figures de proue, l’un de ses monuments. Son journal, véritable école de journalisme, regorgeait de journalistes talentueux animés par une volonté prométhéenne d’apporter l’information à tous les citoyens. Ils avaient tous un point commun : l’amour du métier. Ils sont nombreux les journalistes qui ont travaillé à « Elima » : Freddy Monsa, Kisungu Kiambi, Angelo Mobateli, Veron Clément Kongo, Guy Weber Mayo, Lilo Miango, Nzita Mabiala, Marcel Lutete, Luzayamo Mankete, Donatien Ngandu Mupompa, Luizi Mpongo-Niongo, Kitemona Nsilu, Ntondo-a-Ngoma Nene… Et c’est à « ELIMA » que j’ai fait mes premiers pas dans le journalisme en écrivant des articles et poèmes. J’avais 17 ans. Un bon nombre de journalistes congolais lui doivent leur carrière. Soyons fiers du travail qu’il a abattu. Que son âme repose en paix.

 

Magazine Ngambo Na Ngambo: Vendredi 17 mai 2013, après-midi, à Paris. le Français et patron du groupe commercial Lagardère, Monsieur Arnaud Lagardère, 52 ans, a épousé sa compatriote, le mannequin Jade Foret, 22 ans, sa compagne depuis 2010. Une Congolaise de 26 ans, ex-mannequin, partageait sa vie intime avec un Français de 63 ans, chef d’entreprise dans un coin de la France, avait dit à un journaliste qu’elle ne peut pas « sortir ou aimer » un Africain qui peut avoir l’âge de son père. Dans le briefing qui précède l’interview de la Congolaise, Noire; notre confrère fait remarquer à elle que son amoureux, un « mundele » avait plus que l’âge de son père. Le peintre Picasso vivait avec une femme et il y avait une différence de 40 ans entre l’âge de Picasso Pablo et son amoureuse.

Est-ce que ce genre de sujet lié à des passions, à certains complexes, à des attitudes qui s’attaquent ou accusent, en Europe, régulièrement des hommes noirs peut interpeller le journaliste que vous êtes pour des débats à la Radio Vexin vu cette existence en Europe de certain type de femmes noires comme cet ex-mannequin du Congo qui attaquent régulièrement que les Noirs?

 

Journaliste Kongo Robert: Il s’agit d’un sujet de société très intéressant qui ne peut que nous interpeller tous. A la Radio Vexin Val de Seine, nous avons l’habitude d’organiser ce genre de débat dans le cadre du « Grand Magazine du samedi ». Nous y abordons tout type de sujet. Le principal est de bien définir l’angle pour ne pas se disperser dans le traitement de l’exposé. Pour parler de ce phénomène de société que vous évoquez, vous n’êtes pas sans savoir que ces jeunes filles qui sont attirées par des hommes plus âgés ont un seul défaut : l’amour effréné d’argent. Elles aiment les hommes vieux pour leur portefeuille bien garni. Elles veulent s’assurer « un avenir ». Peu importe l’âge de son amoureux. Nos jeunes sœurs africaines, enclines à séduire des « mindele » âgés, nous font voir de toutes les couleurs. Un Africain a-t-il les moyens de subvenir à ses besoins colossaux auxquels il faut répondre ? Mais quelque soit les raisons évoquées par ces jeunes filles pour justifier leur choix ( la sécurité, la maturité, la sérénité…d’un homme plus âgé), je ne crois pas telle que la question est posée qu’il puisse y avoir de vrais sentiments amoureux partagés entre deux personnes qui ont une grande différence d’âge ou de statut. C’est du bluff.

 

Magazine Ngambo Na Ngambo: La saison des vacances d’été 2013 approche. Y-a-t-il des émissions spéciales pour la Radio Vexin ou des dossiers spéciaux pour le journal « Le Potentiel »? Si, oui, est-ce que cela concerne spécifiquement la politique ?

 

Journaliste Robert Kongo: Pour les deux médias, il y a de la matière à traiter. Je ne m’en lasse pas. Et pas spécialement en politique même si c’est mon domaine de prédilection. Avant la fin de la saison, je compte faire une émission spéciale sur le livre africain dont on parle moins dans les médias occidentaux. Je crois qu’il est de notre devoir, en tant que journalistes africains, d’assurer la promotion des œuvres de nos auteurs. Les talents africains existent également dans ce domaine. Force est de reconnaître que nous ne nous en préoccupons pas. Il en est de même des œuvres de nos artistes peintres, sculpteurs, acteurs de théâtre… A nous d’assurer la pérennité de notre culture. Pour le quotidien « Le Potentiel », je pense réaliser cet été une enquête sur la vie des Congolais à Paris (préoccupations, loisirs, religion…). L’angle n’est pas encore très bien défini. Je continue d’y réfléchir. Énormément.

 

Propos recueillis par Albert Lupungu Ndjate/Rédaction centrale, Genève et Nkumu/Rédaction de France.
Photos: archives journaliste Kongo Robert.

 

(1) C’est en Lingala car nous nous adressons souvent à certains occidentaux en Lingala même s’ils ne comprennent pas. Nous leur disons que nous parlons vos langues occidentales mais des Africains ont le devoir et le droit de parler aussi leurs langues. Traduction: « quatre questions au journaliste Kongo Robert de la Radio Vexin et du journal Le Potentiel ».

 

Note de la rédaction: cet article déjà publié le 31 mai 2013(Archives).

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