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Château-Thierry: le public découvre le film « L’homme qui répare les femmes » (actions héroïques du gynécologue Denis Mukwege,Congolaises violées en masse lors des guerres)

Ville française de Château-Thierry, département (province) de l’Aisne, à plus de 100Km de Paris: ce bon et brave public est venu pour voir ce film-documentaire « L’homme qui répare les femmes. La colère d’Hippocrate ». Et il l’a découvert avec beaucoup d’émotions et des questionnements. C’était lors de cette soirée du jeudi 10 décembre, Journée Mondiale des Droits de l’Homme. Et des gens se sont demandés «pourquoi ces viols de guerre des Congolaises continuent depuis plus de 20 ans ? Déjà plus de 3 millions des victimes de ces viols massifs».

 

Mme Makayabu Marie-Antoinette (au milieu)

Mme Makayabu Marie-Antoinette (au milieu)

L’organisation de cette séance cinématographique s’est révélée une bonne réussite. Elle a été initiée par le conseiller municipal de la Mairie de Château-Thierry, monsieur Félix Bokassia.
Sa matérialisation est dans le bilan actif de «l’Association Panafricaine Lissalissi(Lisalisili)» dont la présidente est Mme Makayabu Marie-Antoinette, une résidente de Château-Thierry. C’est Historique! Oui, car en France c’est la seule association des citoyens (Loi 1901) qui a tenu la première à faire voir, aux citoyennes et citoyens, ce film-documentaire à succès qui concerne un aspect de la plus grande guerre qui existe depuis la fin de la 2ème Guerre Mondiale (1940-45). Cet événement qui a une dimension inédite à Château-Thierry, est à situer dans le cadre de la «Semaine de Solidarité» réalisée par monsieur le député-maire Jacques Krabal et son équipe municipale.

« L’homme qui répare les femmes… Bilili bitali bomoi ya basi ya Congo na kati ya bitumba ya kafu kafu, bilakisamaki mbala ya liboso o mboka Château-Thierry »(1). Le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO publie la première partie* de notre reportage à Château-Thierry à l’occasion de cette manifestation importante qui a mis, à l’écran cinématographique, ces crimes inacceptables des viols massifs des Congolaises par des terroristes congolais et étrangers. Des journalistes congolais de l’Europe ont toujours attiré l’attention de l’opinion internationale sur le fait que des criminels de ces guerres et viols de guerre sont actuellement au pouvoir au Congo. Ces viols sont planifiés, financés et gérés depuis cette guerre non-stop coachée au départ en 1996-97 par des groupes aujourd’hui identifiés. C’est-à-dire des lobbies anglo-saxons qui ont utilisés des petits groupes des Congolais, l’armée des extrémistes Tutsi Rwandais de Paul Kagamé, des forces armées ougandaises de Yoweri Museveni, l’armée burundaise, des mercenaires yéménites, somaliens, USA, canadiens… sous le « prétexte bien ficelé » de chasser le régime décrié du président Mobutu Sese Seko.

 

A l’écran de cette salle « Cinéma-Théâtre de Château-Thierry ».


Le conseiller municipal Félix Bokassia au micro avant la projection.

Le conseiller municipal Félix Bokassia au micro avant la projection.

Nous arrivons vers 19H27 à la gare de train de Château-Thierry pour cette soirée cinématographique exceptionnelle car la sortie officielle de ce film n’a pas encore eu lieu sur toute l’étendue de la République française. Donc, la foule présente dans cette magnifique salle a eu sa bonne étoile car des réseaux de confiance du conseiller municipal Félix Bokassia ont bien fonctionné. Et cet élu français (originaire de la République Démocratique du Congo, un grand pays francophone) très sympathique et responsable, le mérite. Château-Thierry a une bonne image qui semble avoir un effet dans des divers cercles des pays africains ou de certains Européens installés en Afrique. Des Congolais venus voir ce film disent que c’est une situation liée à une certaine manière au conseiller municipal Bokassia qui aime bien sa ville, la politique du maire Jacques Krabal et la population de Château-Thierry.

A l’entrée de ce cinéma, nous faisons la connaissance du Français, propriétaire des lieux. Nous découvrons que dans l’assistance, il y a des femmes et hommes qui sont venus de Paris, de la région parisienne, de la ville d’Amiens, de Meaux, et de certains endroits de Picardie ou de l’Aisne.

 

Ces présences importantes et remarquées des Français, Congolais, Centrafricains, Sénégalais…à cette soirée socio-politico-culturelle dans la ville du député-maire Jacques Krabal sont pour nous (journalistes congolais de l’Europe de notre réseau) des témoignages d’un soutien aux femmes de la République Démocratique du Congo victimes de ces viols de guerre car elles sont des Congolaises. C’est une «fémicide*» qui dure depuis plus de 20 ans.

 

Le député-maire Jacques Krabal et le journaliste Lilo Miango

Le député-maire Jacques Krabal et le journaliste Lilo Miango

Des personnalités. Nous avons pris des notes: la présence dans cette salle «Cinéma-Théâtre de Château-Thierry» de monsieur Jacques Krabal le maire de Château-Thierry et député de l’Aisne ; à la tête d’une forte délégation des élus de la ville de Châteu-Thierry.

 

Mme Marie Mossi-Mota est venue de la région parisienne. C’est une dame qui fait partie d’Amnesty International. « Cités Unies France », une institution connue au-delà des frontières de la France, était là. Son directeur général adjoint Nicol Wit a même été présenté au public et a fait une très brève déclaration avant la projection du film-documentaire « L’homme qui répare les femmes. La colère d’Hippocrate ».

 

Ils ont vu ce film-documentaire que les autres verront plus tard dans des salles de cinéma en France en 2016.


A l’écran dans cette jolie salle où le rouge est la couleur dominante, on a montré des portraits du docteur Mukwege Denis. Au Congo, nous avons l’habitude de mettre des prénoms «chrétiens ou hérités d’une histoire coloniale» après les noms congolais. Et cette partie géographique où se passent ces atrocités des viols des Congolaises fait bel et bien partie du Congo depuis la colonisation belge (Conférence de Berlin, 1885).

Des drapeaux congolais avaient été distribués dans la salle par l'Association Panafricaine Lisalisi présidée par Mme Makayabu.

Des drapeaux congolais avaient été distribués dans la salle par l’Association Panafricaine Lisalisi présidée par Mme Makayabu.

Des cameramen ont fait un sacré boulot qui est vu à l’écran. Le sacré réalisateur belge Thierry Michel est dans son œuvre qui fixe tous les yeux de l’assistance. Dans les blocs opératoires d’hôpital, à la tribune des universités, sur les podiums des institutions internationales comme l’ONU et l’Union Européenne, sur ces routes congolaises dangereuses à l’Est de la RDC lors de ses missions avec des policiers de l’ONU (Monusco), dans des ateliers pour les filles et femmes congolaises victimes des viols massifs de guerre imposée à la population congolaise pour prendre ses terres ou piller les matières premières du Congo-Kinshasa… des images des caméras montrent Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais et homme d’action pour la cause de plus de 3 millions des Congolaises violées par la barbarie armée de ce terrorisme toujours en activité depuis 1996-97.

 

Dans cette salle à Château-Thierry, on regarde et apprécie les discours explicatifs du Dr. Mukwege Denis sur ces actes de viols qui ne font pas du tout partie des traditions ou de la culture du peuple congolais. Ce médecin congolais avait étudié aussi en France. Dr Mukwege le dit dans ce film. «Ce fait le rapproche aussi du public français», nous dit une habitante de Château-Thierry.

Avec des caméras à l’épaule, des prises de vue sensationnelles montrent que Dr Mukwege, militant-médecin des droits humains, est reconnu au niveau international. Il y a des séquences où l’équipe belge qui a fait ce film montre qu’il a déjà reçu plusieurs prix internationaux(2).

Une personnalité parmi les élus de municipalité de Château-Thierry a été marquée par des images grandioses de ce film réalisé par le célèbre réalisateur belge Thierry Michel. Ces images concernées qui montrent Dr Mukwege Denis, Promoteur et Directeur de l’Hôpital de Panzi, dans la ville congolaise et provinciale de Bukavu. Grâce à l’engagement très actif du charismatique médecin Mukwege Denis, l’hôpital de Panzi a été élevé au rang de centre de référence dans le monde pour le traitement des femmes sexuellement agressées, mutilées, blessées par des actions de viols de guerre.

 

Des personnalités après le film.

Des personnalités après le film.

Dans l’assistance, on nous a fait remarquer que certaines images de ce film-documentaire « L’homme qui répare les femmes.», exhibent aussi à la face du monde des collines sans arbres et des territoires déboisés vraiment impressionnants. La barbarie de cette guerre de basse intensité qui n’a pas encore cessé au Congo; a ravagé avec des armes lourdes la nature, la verdure…en plus de dégâts contre la femme congolaise, l’organisation sociale, l’histoire de cette partie du patrimoine du Congo, la souveraineté du Congo avec l’occupation… On peut interpréter cela en regardant des images de « L’homme qui répare les femmes. La colère d’Hippocrate » qui était vu pour la première fois à Château-Thierry, ce 10 décembre 2015.

Dans le prochain article, nous parlerons du débat public, très animé et pertinent qui a eu lieu à la fin de la projection du film-documentaire « L’homme qui répare les femmes. La colère d’Hippocrate » dans cette salle qui porte le nom de « Cinéma-Théâtre de Château-Thierry ».

 

Reportage à Château-Thierry: Lilo Miango/Rédaction de Paris.
Photos, jeudi 10 décembre 2015, Château-Thierry: copyright Magazine Ngambo Na Ngambo.

(1)Phrase écrite en langue congolaise internationale Lingala.
*Mot « inventé » par l’activiste congolais Jean jacques Ngangweshe du Bureau d’Etude du Congo(BEC) résidant en France et distillé dans des milieux de la presse congolaise de l’Europe.

(2)Dr Mukwege a été désigné aux Nominations du Prix Nobel de la Paix(Norvège). Ce qu’il a obtenu: Docteur Honoris Causa de l’universite UCL. 2007, Prix des Nations Unies pour les les droits de l’Homme. 2008, Prix Olof Palme. 2009 | Prix de l’Africain de l’année. 2011,Prix de la Fondation Roi Baudouin. 2013,Chevalier de La Légion D’honneur (France). 2014,Prix Sakharov du Parlement Européen. 2014,Prix de la Solidarité de Médecins du Monde. 2014,Hillary Clinton Award – Advancing Women in peace and Security. 2015,Docteur en Sciences médicales de l’Université Libre de Bruxelles. Docteur Honoris Causa de l’université Harvard.