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Famille Pierre Muzembo, Mlle Ilyana Bavueza et Marius Baende : l’histoire victorieuse des Léopards à Kigali continue en Europe.

Europe. Victoire géopolitique chez des Congolais de l’Europe avec la victoire des Léopards à Kigali : l’histoire continue. Le Congolais Marius Baende (société civile, Europe), la très jeune joueuse de football Ilyana Bavueza (département Essonne, France) et la famille des champions de boxe Muzembo (Meaux, département Seine et Marne, France) affichent en permanence  des idées-forces dans leur dignité pour continuer à auréoler le message du peuple issu de cette victoire des footballeurs internationaux locaux de la RDC. (Rappel: victoire contre le Mali lors de la finale du CHAN 2016 par un score de 3-0).

 

Trois portraits éloquents sur la leçon donnée à Kigali: Marius Baende. Ilyana Bavueza. Famille Pierre Muzembo. Ils sont dans cette diaspora [c’est-à-dire cet ensemble riche des citoyens congolais et des citoyens des pays européens dont les familles sont originaires de la République Démocratique du Congo]. Cette diaspora allumera toujours ce flambeau de la victoire. Cette victoire dans le football n’est point liée à une actualité sportive qui se bouffe comme un plat de « fast food » dans une restauration rapide située dans une rue parisienne, londonienne, berlinoise…« Bolongi »(1).

 

Un des symboles de plus sur Kigali: libre expression de monsieur Marius Baende.

4 janvier 2016: Marius Baende (casquette) lors de la marche de Paris, commémoration des martyrs congolais du 4 janvier massacrés par des Belges et de tous les autres martyrs congolais. Ici, il est en compagnie du chanteur Donat Mobeti (tête d'affiche de l'orchestre Cavacha).

4 janvier 2016: Marius Baende (casquette) lors de la marche de Paris, commémoration des martyrs congolais du 4 janvier massacrés par des Belges et de tous les autres martyrs congolais. Ici, il est en compagnie du chanteur Donat Mobeti (tête d’affiche de l’orchestre Cavacha).

Ces portraits de ces trois personnes sont-ils à généraliser pour fixer une image combattante de notre diaspora en Europe? « Oui » répond un discours très sérieux de monsieur Marius Baende : « Ce n’est pas un compte rendu d’un match que nous avons gagné à Kigali. Nous notons qu’il s’agit d’un état des lieux sur le plan géopolitique et géostratégique autour d’un symbole de plus que constitue cette victoire des locaux. En même temps, il s’agit de cette permanence des convictions dans la diaspora ».

« En effet, des Congolais qui vivent en Europe et dans les autres pays du monde occidental, en font une démonstration de résistance intellectuelle. Ils l’ont étalée à la face de cette nébuleuse dite communauté internationale irrespectueuse des droits du peuple congolais. Moralité et politique : c’est un signe de temps à lire à travers cette rencontre victorieuse à Kigali et dans Kigali  qui est la capitale du Rwanda où règne Paul Kagamé, l’un des potentats agresseurs et promoteurs des guerres contre le peuple congolais de la RDC et des viols des Congolaises comme armes de destruction massives de guerre pour s’accaparer des vastes territoires du Congo ».

« Jusqu’à ce que l’on nous prouve le contraire par des preuves issues des jugements devant des tribunaux, l’extrémiste Tutsi rwandais et ses extrémistes incrustés au Congo sont soutenus par cette nébuleuse communauté internationale ».

Le Congolais Marius Baende a des ambitions pour le bien de sa commune où il est né à Kinshasa. Et c’est pleinement son droit inaliénable. Monsieur Marius Baende est très actif sur un terrain dans la société civile à travers une richesse de ses contacts dans des milieux des Congolais en France, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Irlande, au Portugal, en Suisse, en Italie, dans le Royaume de Belgique, en Allemagne, en Norvège…: « Lobi, lelo mpe lobi kuna mpo bolongi ya Ba Léopards ekoma eloko mosusu ya talo makasi. Mpo bolongi wana esalami o ntei ya Kigali ya songolo Paul Kagame, moko ya bakeli bitumba ya biboma boma ya bana Congo o ntei ya  Congo »*.

 

Ilyana Bavueza, jeune joueuse de football de l’équipe FC Athis-Mons (catégorie U 13) et de la sélection du district de l’Essonne.

Ilyana Bavueza, footballeuse d'Athis-Mons et l'équipe U13 du District de l'Essonne

Ilyana Bavueza, footballeuse d’Athis-Mons et l’équipe U13 du District de l’Essonne

C’est très intéressant ce que dit Ilyana Bavueza, cette petite fille née en France. Et qu’est-ce qu’elle vit à l’école, dans son quartier, dans les médais français et dans des réalités de son quotidien? Le poids de la pensée dominante des élites de l’Europe qui occupe des vastes espaces dans la mémoire historique et dans les faits actuels de son quotidien. Sa réflexion est: « donc, eux là-bas sont aussi forts ; ces joueurs congolais locaux ! C’est très bien ce qu’ils ont fait. Ici à la télévision, on n’en parle pas. C’est bon de connaître, nous la jeunesse d’ici, ce que ces footballeurs locaux du pays ont fait pour le Congo par le canal d’internet ».

Cette victoire des Léopards s’avère une illustration dans la conscientisation sur des réalités d’ailleurs via l’internet qui a avalé la télévision. Et ces jeunes l’expriment. La jeune fille Ilyana l’évoque en tant qu’une très jeune fille footballeuse qui est une des meilleures de sa «province». Elle est dans la sélection U13 dans son district du département de l’Essonne. En France, la terminologie administrative pour désigner une province est le «département». Mademoiselle Ilyana Bavueza  est dans l’équipe de football d’Athis-Mons. Elle est très à l’aise dans la sélection de ce département de l’Essonne, situé dans la région parisienne où elle vit avec ses familles maternelle et paternelle (République Démocratique du Congo). Elle évolue dans le poste d’attaquante.

Les réalités congolaises arrivent chez ces générations dont fait partie Ilyana Bavueza. Il faut insister que c’est grâce à l’internet et la force événementielle de ce genre de rencontre du football: la finale de CHAN 2016 qui fait sur la toile Web des états des lieux pragmatiques ou des interactions verbales à la suite de la victoire glorieuse des footballeurs internationaux, les Léopards de la République Démocratique du Congo lors de la finale à Kigali (Capitale du Rwanda) contre les «Aigles» du Mali (3-0).

Massivement, des parents congolais comme ceux de la jeune fille Ilyana Bavueza saisissent ce genre d’opportunité pour parler de leur pays à ces enfants nés dans des villes de l’Europe. Et l’évocation de la politique congolaise n’échappe pas à ces conversations. Et le monde des Congolais de l’Europe, c’est le monde des Combattants, même dans des séquences de football au Congo. Et c’est «Ingeta» (mot en langue Kikongo pour exprimer que «nous sommes d’accord à 100%, tous ensemble»).

 

Une famille des vainqueurs, des champions des sports de combat,Muzembo Pierre (le père), Muzembo Peter, Muzembo Jeannot et Muzembo Fred (les fils) : depuis de la ville française de Meaux, un soutien toujours à la valeur du maillot des Léopards.

Muzembo Pierre et ses fils Peter,Jeannot et Fred: valeur de la victoire des Léopards à Kigali

Muzembo Pierre et ses fils Peter, Jeannot et Fred: valeur de la victoire des Léopards à Kigali

Au nom du père et au nom des fils…ainsi la boxe anglaise avait fait du papa Pierre Muzembo un champion…ainsi la boxe Thai a fait des enfants Muzembo des vainqueurs. Et ainsi le très jeune champion historique de la boxe Thai/Kick Boxing d’Ile-de-France, le sacré talent Fred Muzembo, porte le maillot du football de l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo, à chacune de ses victoires sur un  ring français. C’est ainsi que les fils Muzembo ont accouru pour annoncer à leur père la victoire des Léopards en finale de CHAN 2016 dès qu’il a ouvert la porte de leur domicile à Meaux.

Ce récit n’est pas une banale histoire en famille. C’est une culture des valeurs pour montrer le patrimoine historique laissé par des internationaux locaux  Mayanga Adelard, Saio Mokili (qui connait parfaitement bien la famille Muzembo), Kibonge, Kalala, Kazadi, Bwanga Tshiment, Tumba…avait fait progresser un peuple et un pays. Des enfants d’ici comme mes enfants ont toujours besoin de repères pour se valoriser, en termes identités même s’ils sont des citoyens français. Les familles bretonnes, basques, corses…des Français le font. C’est un enseignement que Pierre Muzembo, le champion, donne à ses enfants.

Ce récit vécu à Meaux le dimanche 7 février 2016 après la victoire des Léopards au stade Amahoro de Kigali montre une culture de la résistance congolaise en Europe  pour ne pas déstructurer l’imaginaire des enfants (congolais ou ayant des diverses nationalités des pays européens) vu que le Congo est aujourd’hui un pays sous occupation où règnent des anti-valeurs par la faute d’une certaine classe politique. Voilà tout craché une vision de Pierre Muzembo surnommé « Tonton Pierre » par des jeunes de Meaux.

Muzembo et ses fils disent que : « L’acte de la victoire à Kigali des Léopards locaux de l’entraineur local Florent Ibenge montre que la solution à la tragédie congolaise doit être trouvée localement surtout par des Congolaises et Congolais de la République Démocratique du Congo ».

En France, même des chercheurs français très connus et médiatisés se sont intéressent à la problématique du football. Et le champion de boxe Pierre Muzembo devenu encadreur sportif à la Mairie de Meaux invite des familles congolaises de l’Europe à une lecture de ce livre pour échanger. Le titre de ce livre écrit par lee chercheur français Pascal Boniface est : Football et mondialisation. Il a été publié à Paris, chez l’éditeur Armand Colin, collection Cursus ( 2e édition en 2010).

Et dans la dynamique de cette victoire des Loprds sur Kigali, la famille des vainqueurs Muzembo demande aux Congolaises et Congolais qui ont publié ce genre d’ouvrage de faire connaître médiatiquement leurs publications car Pierre, Peter, Jeannot et Fred Muzembo, comme la majorité écrasante du peuple congolais, soutiennent la valeur du maillot des Léopards.

 

Nkumu/Rédaction centrale-Europe et Lilo Miango/Rédaction de Paris.  Photos: copyright Magazine Ngambo Na Ngambo.  Photo Ilyana Bavueza: archives Bavueza Tongi Simon.(1): Mot en Lingala: « victoire ».

*En langue internationale Lingala (l’ancien champion de boxe Pierre Muzembo « Hercule » baptisé Tonton Pierre à Meaux, avait même acheté des exemplaires du « Guide de conversation Lingala » édité par l’entreprise français « Assimil Langues de poche » et les a offerts à des gens qui ne sont ni congolais ni originaires de la République Démocratique du Congo)