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Journaliste Robert KONGO: «Troyes: Marie-Louise MAKENGO décède aux côtés de ses enfants veillant pendant une semaine sur la dépouille de leur mère».

Madame Makengo vivait en province (France).

Visibilité des journalistes congolais de l’Europe. Dans la poursuite de ce programme débuté depuis le 7 février 1981 à Lausanne (Suisse), nous publions cet article très important qui touche et interpelle la vie dans le champ du traitement des informations et des actualités que le journalisme congolais de l’Europe médiatise. Le journalisme de la RDC est une profession de respectabilité, y compris pour le volet des journalistes congolais de l’Europe. Les conventions internationales sur le journalisme et droits de l’Homme (ONU) refusent à tout individu de s’autoproclamer «journaliste congolais en Europe». Place donc au devoir de vérité et devoir de mémoire et droit d’inventaire à l’actif de l’héritage valeureux du journalisme congolais par des Congolais (Journalistes) né dans les valeurs du 30 juin 1960 (indépendance du pays).

 

Ainsi, ces valeurs doivent toujours être debout dans la diaspora: le journaliste Robert Kongo, docteur en journalisme en France, est aussi le correspondant en France du journal «Le Potentiel» basé dans la ville de Kinshasa. Nous avons son aval pour publier cet article. «Liwa ekomelaki muana mboka Marie-Louise Makengo na miso ya bana na ye mibale ya mike. Bavandaki na ebembe ya mama na bango mposo moko. Mopanzi nsango Robert Kongo apesa lokumu na mosala ya biso; akomi nsango oyo ya mawa*».

Article copyright Le Potentiel, publié aussi dans le blog Kongo Espoir 21.

Madame Makengo vivait en province (France).

Madame Makengo vivait en province (France).

« Malou », de son vrai nom Marie-Louise Makengo, épouse Ngoma, 30 ans, une mère de famille d’origine congolaise (RDC) est décédée dans son appartement du boulevard Jules-Guesde à Troyes dans le département de l’Aube (France). Pendant une semaine, ses deux enfants ont vécu seuls avec la dépouille de leur mère. L’information a été révélée mercredi 13 avril 2016 par «l’Est-Eclair ».

Depuis plusieurs jours, les moniteurs de l’auto-école où était inscrite Marie-Louise Makengo tentent de la joindre au téléphone. Et à chaque fois, les enfants répondent : « Maman, elle dort… ». Personne n’imagine alors ce qui se passe réellement dans cet appartement du boulevard Jules-Guesde, à Troyes (Aube). Jusqu’ au 6 avril dernier où une fuite d’eau commence à intriguer les voisins. Sans parler de l’odeur pestilentielle qui émane de l’appartement.

Alertés par les voisins, les pompiers ont fini par pénétrer dans l’appartement et ont découvert le corps de la jeune femme allongé sur son lit avec, à ses côtés, deux enfants, Josué (3ans) et Jeremy (5ans). Ils étaient amaigris, mais en bonne santé.

« Malou », comme l’appelait ses proches, était décédée depuis une semaine, « vraisemblablement autour du 28 ou du 29 mars », explique-t-on au parquet. Quant aux enfants, ils ont survécu en se servant dans le réfrigérateur, se nourrissant de yaourts, de lait et de restes de plats cuisinés par leur maman.

Séparée de son conjoint, Bruno Ngoma, elle  était une femme isolée, et relativement solitaire, sans famille à Troyes. Ce qui explique que personne n’ait signalé son absence inquiétante.

 

UNE MORT NATURELLE

Après la découverte de son corps, une autopsie a été réalisée. Celle-ci a démontré, comme l’a expliqué le vice-procureur, Arnaud Laraize, que Marie-Louise Makengo est morte des suites d’un cancer généralisé dont elle ignorait tout. « Elle avait des métastases un peu partout », a-t-il expliqué.

Les résultats de l’autopsie ont donc conclu à une mort naturelle. « Malou » était condamnée.

Après le décès de leur mère, « les deux enfants ont été pris en charge par le service pédiatrique de l’hôpital de Troyes, pendant quelques jours », rapporte Alain Mbongo, un voisin du boulevard Jules-Guesde.

 

« RATTRAPER LE TEMPS PERDU »

Josué et Jeremy ont retrouvé leur père, Bruno Ngoma, qu’ils n’avaient pas vu depuis plusieurs mois. « Avant janvier dernier, je n’avais pas revu mes enfants depuis la mi-2014. Avec Malou, nous étions en instance de divorce et nos échanges étaient tendus », affirme Bruno Ngoma, qui reconnait que leur relation s’était «apaisée» depuis peu.

Cependant, cette triste réalité ne l’amène pas à baisser les bras de désespoir: « On va rattraper le temps perdu » , dit-il, ajoutant résolument optimiste : « Je ferai tout pour que mes enfants grandissent dans de bonnes conditions. Ils ont besoin de moi comme j’ai besoin d’eux ». Après sa séparation d’avec son épouse, Bruno Ngoma a fait une demande pour obtenir la garde de ses enfants. Le dossier est entre les mains du juge des enfants. La justice devra maintenant dire si les deux garçons peuvent aller vivre avec leur père, installé en région parisienne.

Marie-Louise Makengo, dit « Malou » , a été enterrée samedi dernier à Limoges (Haute-Vienne), ville où elle a passé le plus clair de son temps.

 

 

Robert Kongo, correspondant en France
Copyright Le Potentiel. Envoyé par Blogger dans Kongo Espoir 21. Photo: famille Ngoma/Makengo(France).