• Accueil
  • Manaka-Agenda/Actualités
  • Arrêté à Londres, libéré sous caution payée par Mme Tony Blair…Joseph « Kabila »*: justice anglaise à l’épreuve de l’extrémiste Rwandais Karenzi,boucher des Congolais.

Arrêté à Londres, libéré sous caution payée par Mme Tony Blair…Joseph « Kabila »*: justice anglaise à l’épreuve de l’extrémiste Rwandais Karenzi,boucher des Congolais.

Document-2009, toujours d’actualité en rapport avec l’actualité de cette affaire judiciaire grave à Londres concernant l’extrémiste Tutsi Rwandais Emmanuel Karenzi Karake, général de l’armée du Rwanda/Chef des opérations militaires et responsable direct des massacres des civils innocents congolais à Kisangani; lors de la terrible guerre entre l’armée de l’Ouganda et celle du Rwanda sur le territoire souverain du peuple congolais. Pourquoi cette affaire programmée le 28 juillet 2015, a été reportée à la dernière seconde au 28 septembre 2015 par ce tribunal de Londres?

 

Au nom des milliers des victimes congolaises, l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) avait réussi à mobiliser des Congolaises et Congolais de la Belgique,de France, des Pays-Bas, d’Irlande, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. Des résistants-combattants-patriotes du Congo se préparaient à cette manifestation internationale devant ce tribunal londonien de  » Westminster Magistrates Court « . Hélas… ce sit-in international annulé,mardi 28 juillet 2015 vu ce report imprévu.

 

Des gens sont mobilisés pour le 28 Septembre 2015 prochain, jour qui verra probablement la 1ère audience de comparution du chef des services secrets rwandais Karenzi Karake Emmanuel devant la justice britannique en vue de statuer sur son transfèrement devant la justice espagnole, pour faire face à des mandataires des victimes espagnoles en Espagne.  » Ata samba kweli  » **(en langue internationale Swahili). Le Magazine Ngambo Na Ngambo publie ce document écrit à Paris le 6 octobre 2009 par le chercheur congolais Jean-Jacques Ngangweshe, membre du BEC (Bureau d’Etudes pour le Congo).

 

Paris, Octobre 2009/GENERAL EMMANUEL KARENZI KARAKE, RESPONSABLE DE CRIMES DE GUERRE A KISANGANI EN République Démocratique du Congo(RDC).


C’est à la tête de l’Armée patriotique rwandaise (APR), en tant que responsable des opérations et de l’entraînement, au rang de colonel, qu’Emmanuel Karenzi Karake est arrivé à Kisangani (3e ville de la République Démocratique du Congo), le 25 mai, officiellement pour superviser le désengagement des troupes ougandaises et rwandaises. En fait de retrait, on a assisté à une « guerre des six jours », début juin 2000, entre deux armées étrangères dans un pays indépendant la RDC, une guerre sauvage dans l’agglomération peuplée des civils selon les témoins miliciens du RCD géré par le Rwanda à la tête Azarias Ruberwa, Lambert Mende Omalanga etc… contre le RCD géré par l’Ouganda à la tête Wamba Dia Wamba.

 

La communauté internationale restera dubitative sans une condamnation claire. Elle n’a eu d’issue une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Mais qui est Karenzi Karake ?


Général extrémiste Tutsi Rwandais Karenzi.

Général extrémiste Tutsi Rwandais Karenzi.

Fils d’immigrés rwandais en Ouganda, Karenzi Karake fut le directeur du renseignement militaire du pouvoir de Paul Kagame. Il s’engagea dès le début des années 1990 au sein du mouvement rebelle, le Front patriotique rwandais (FPR) formé en Ouganda, qui prendra le pouvoir à Kigali en 1994. Au lendemain du génocide rwandais, il a été nommé à la direction du renseignement militaire (DMI), un service accusé d’être le cerveau de nombreux crimes commis au Rwanda et ailleurs. D’ailleurs, un ancien lieutenant de l’APR, Abdul Ruzibiza (1), présentait Karenzi Karake comme l’organisateur de plusieurs assassinats des leaders hutus opposés au FPR, en 1993-1994.

 

Et dans une plainte qui est en cours d’instruction auprès de l’Audience nationale espagnole, il est cité parmi les officiers supérieurs de l’APR, pour leur implication présumée dans le meurtre de neuf ressortissants espagnols, dont six missionnaires catholiques, et pour d’autres crimes commis entre 1990 et 2002.

 

La nomination de Karenzi Karake à la tête de la DMI a donc été une énorme surprise pour beaucoup d’observateurs, tels que l’avocat Jordi Palou Loverdos, porte-parole de la partie civile, qui déclarait : « Quand j’ai appris la nomination de Karenzi Karake, je me suis demandé s’il n’y avait pas de militaire rwandais compétent pour occuper un tel poste qui ne soit pas suspect de tels crimes ».

 

Un responsable d’une ONG de défense des droits de l’homme estimait pour sa part que comme « tout officier général rwandais actuel qui était en activité à cette période, avec tout ce que cela implique, [il existe] de fortes présomptions de crimes commis sous ses ordres ».

 

C’est un parti d’opposition en exil, les Forces démocratiques unifiées, qui a, le premier, attiré l’attention sur le passé trouble du colonel devenu général. Mais certaines de ces accusations ont été facilement démenties par les autorités rwandaises, qui ont, au contraire, loué « l’expérience » d’un officier « qui a valablement servi dans plusieurs fonctions de commandement ». Les principales ONG de défense des droits de l’homme ont elles aussi alerté l’ONU, plus discrètement.
En 1998, un rapport d’Amnesty International consacré au Rwanda relatait des assassinats de civils commis par l’APR pendant les mois de février à avril 1998, dans la province de Gitarama, et, en mai, dans la préfecture de Ruhengeri. Or, selon des dépêches et articles de presse de l’époque, Karenzi Karake, alors lieutenant-colonel, commandait les opérations de l’APR à Gitarama, à partir de décembre 1997, avant d’occuper le même poste à Ruhengeri, à partir de mai 1998 au plus tard.

 

« Si le statut de Rome s’appliquait avant 2002, Karenzi Karake devrait être un candidat de la Cour pénale internationale (CPI)», soulignaient plusieurs ONG de défense des droits de l’homme. Un responsable d’une autre ONG ajoutait, de son côté, ceci : « Nous avons immédiatement fait part de nos doutes au département des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Nous ne disposons pas de preuves formelles, mais nous sommes persuadés que le Tribunal pénal international pour le Rwanda, entre autres, est susceptible d’en posséder. »

 

Imbroglio diplomatique


Selon nos informations, l’ONU a demandé au gouvernement rwandais de lui proposer une liste de plusieurs officiers parmi lesquels elle pourrait faire son choix pour le Darfour. Le Rwanda a alors opposé un refus assorti de menace du retrait de ses troupes du Darfour. Cela s’est apparenté à un chantage efficace, alors que la force hybride ONU-Union africaine (UA) tardait à se mettre en place. S’élevant à 2.000 hommes dans l’actuelle force africaine, la participation rwandaise devrait atteindre 2 800 soldats dans la future force de 26 000 hommes qui doit être déployée en 2008.
L’ONU a été embarrassée, car ses relations avec le Rwanda ont déjà été très délicates, en raison de sa gestion désastreuse du dossier rwandais, avant et pendant le génocide de 1994. L’Union africaine n’a pas simplifié les choses en confirmant, en août, sans concertation avec l’ONU, la désignation du général Karenzi Karake, annoncée par Kigali. Karenzi Karake est arrivé au Darfour le 16 septembre, avant la confirmation par l’ONU de sa nomination le 17, et avant même, selon certaines sources, la signature de son contrat.
Cette entrée en fonction n’a pas éteint toutes les réserves à l’ONU et au département d’État américain. « Pour l’efficacité de la mission, c’est un bon choix, estime un Occidental l’ayant côtoyé de longue date. Du point de vue de la morale, c’est un autre problème. »
Confirmé au poste de numéro deux de la future force de paix au Darfour, le général rwandais Karenzi Karake est soupçonné d’avoir couvert des crimes commis par des troupes placées sous son commandement. Cette annonce a semé le trouble à l’ONU et au sein des grandes ONG de défense des droits de l’homme.

 

L’armée rwandaise dénoncée en RDC.


Le général Karenzi Karake, 46 ans, a, à plusieurs reprises entre 1993 et 2000, commandé des unités de l’armée rwandaise accusées de graves exactions, dont certaines ont été dénoncées par l’ONU.
Ce fut le cas par exemple, en 2000, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). À l’époque, les armées ougandaise et rwandaise, autrefois alliées dans leur opposition au gouvernement de Laurent-Désiré Kabila, s’affrontent pour le contrôle de la ville de Kisangani, haut lieu du commerce des diamants.

 

Du 5 au 11 juin 2000, des combats extrêmement violents avaient éclaté entre les deux armées, qui avaient pilonné sans discernement les quartiers résidentiels de la ville.
« Plus de 760 civils ont trouvé la mort et 1 700 ont été blessés », a estimé la mission d’évaluation de l’ONU qui s’est rendue sur place deux mois plus tard. Selon la mission, « les forces armées ougandaises et rwandaises ont utilisé plusieurs établissements scolaires pour lancer des attaques, et la manière dont les combats ont été menés par les deux bords a dénoté un mépris profond pour la population civile ».

 

Voilà donc la vraie personnalité de cet homme : Emmanuel Karenzi Karake, le commandant des opérations qui ont décimé l’Est de la République Démocratique du Congo. Sous ses ordres, cette région a connu des disparations massives et des viols de femmes, utilisés comme arme de guerre. Ses troupes ont commis beaucoup de crimes contre l’humanité, des crimes de génocide envers la population de l’Est de la République Démocratique du Congo ».

 

 

Paris, le 06/10/2009.Pour le BEC
Jean-Jacques NGANGWESHE
Chercheur Bureau d’Etudes pour le Congo (BEC).

 

 

Notes de la rédaction Magazine Ngambo Na Ngambo:


* APARECO qui a porté aussi plainte au nom du peuple congolais certifie que Joseph « Kabila » avait pris l’argent du trésor public congolais pour rembourser cette caution payée par l’avocate britannique qui n’est autre que l’épouse Tony Blair.

 

**Swahili: « va-t-on le juger comme il se dit ». Le Magazine Ngambo Na Ngambo participe à la campagne de la promotion des langues africaines en Europe.

 

Téléphone du Tribunal de Londres contre le Général Criminel Rwandais de Kisangani: 0044 02031263050.(Tribunal à Londres)