Bataille d’Adoua avec l’Ethiopien Ménélik contre le terrorisme italien…

L'empereur éthiopien Menelik

Autant le dire quand des actualités en Europe s’adressent aussi à des Africaines et Africains de la diaspora en parlant du terrorisme et des terroristes : des peuples africains en avaient déjà vu de toutes les couleurs, avec des têtes coupées, des missionnaires extrémistes et des différentes formules.
Cet ancien article avait déjà été publié dans notre MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO. C’était en mars 2014. Comme la politique dit en Lingala « nzungu ya kala babuakaka te » (« on ne jette pas des vielles casseroles ») et le titre était: « A Paris, pour la 1ère fois: on a célébré le 118è anniversaire de la Bataille d’Adoua contre l’envahisseur italien; et les 100 ans du décès de l’empereur éthiopien MENELIK ».


Le contenu de cet article.


PARIS, 17ème arrondissement. POURQUOI FÊTER LA BATAILLE D’ADOUA ? QUE RETENIR TOUJOURS DE L’EMPEREUR MENELIK ET DE L’IMPERATRICE TAYETU ? Perspectives : Connaître et vivre à la fois ces victoires à la fois militaires et politiques africaines à l’image d’ADOUA pour que l’Afrique devienne forte et solidaire dans la dynamique pour la création des États Unis d’Afrique avec ce statut moderne que chaque pays africain converse son indépendance et sa souveraineté.

 

Actualité de cet événement : Deux anniversaires ont été fêtés sur initiative du PACEF (Pour une Alliance Culturelle Éthiopienne en France): 118ème année de la Bataille d’Adoua et les 100 ans de la mort de l’empereur Ménélik. Le patrimoine africain de la Bataille d’Adoua ne se dilue pas et ce trésor africain a été fêté pour la première fois dans la capitale de la République française.

 

C’est ce qui légitime ce message de monsieur Mbo, un Congolais de la République Démocratique du Congo, installé dans la région parisienne quand il a entendu parler du déroulement de cet événement à Paris : « Totala muzindo ya kokamba bikolo na biso banda mateya ya bitumba bilekaka na Adwa, o ekolo Ethiopia »(1).

 

Dans un restaurant bien nommé « Restaurant Ménélik » : le « 118ème de la Bataille d’Adoua » et hommage à deux des grandes figures africaines, l’empereur Ménélik et l’impératrice Taytu Betul .

 

Professeur Kifle et Guébré Seffefe (chapeau), 1er mars 2014

Professeur Kifle et Guébré Seffefe (chapeau), 1er mars 2014

Au coin de cette rue dans le quartier parisien de la station de métro Brochant, un groupe s’est formé. Presque au moment moment, tous ont accédé à l’intérieur de ce restaurant. Pour la première fois à Paris, on peut noter ce genre d’assemblée venue écouter ce qui est lié à la Bataille d’Adoua (Adwa). Ces gens étaient là pour honorer le 118ème anniversaire de cette bataille du patriotisme et de la résistance contre l’envahisseur colonialiste occidental. Visiblement, tous sont des femmes et hommes d’Éthiopie. Il y a même le responsable de la communication et de la presse de l’ambassade de l’Éthiopie à Paris que nous connaissons depuis plusieurs années. C’est monsieur Guébré Seffefe. Tant mieux avec ce cachet officiel qui donne une certaine solennité à cette manifestation. Nous avons discuté aussi un peu avec une Éthiopienne qui a vécu au Congo-Brazzaville, à Dolisie, une ville provinciale. Elle a des connaissances sur cette « Grande Bataille » à Adoua. Elle a été à la bonne école que nos journalistes appellent maintenant la dynamique pour la création des États Unis d’Afrique.

 

Ce que nous avons vu cet après-midi de ce samedi, 1 mars 2014, démontre que le PACEF a posé un acte pertinent, celui de contribuer à promouvoir les valeurs et enseignements de cette bataille. C’est un devoir de mémoire et pour une vision des temps actuels, des êtres humains actuels, de la jeunesse africaine en Europe et des jeunes européens de différentes générations et de divers horizons qui ont des origines africaines. Alors la structure associatif PACEF a pris l’initiative dans le sens de « tous pour un et un pour tous » ; surtout quand il s’agit de venir célébrer le 118ème anniversaire.

 

1er mars 2014: journaliste Haimanot(g) et une compatriote

1er mars 2014: journaliste Haimanot(g) et une compatriote

La journaliste éthiopienne Haimanot T nous a invité le Magazine Ngambo Na Ngambo. L’attente de la contribution de cette presse africaine de la diaspora africaine est un besoin nécessaire. Dans ce restaurant, un monde de la langue Amharique et celle de l’Anglais ont élu domicile. Notre consoeur avait mentionné déjà pour notre gouverne et couverture médiatique: « On the agenda from 14h30 to 18h00, will be a presentation by Professor Kifle (UNESCO), followed a discussion, poems and other readings ».

 

Nous avons pu avoir une conversation en français avec le professeur Kifle. C’est un universitaire éthiopien que nous avions déjà rencontré dans le passé. Nous avons demandé au professeur Kifle de résumé en peu de mots l’essentiel de la Bataille d’Adoua : « C’est la victoire des peuples.cela concerne l’ensemble de la Résistance Africaine ». C’est lui le conférencier à l’honneur.

 

C’est quoi en deux mots la « Bataille d’Adoua » ? La bonne réponse est que c’est un très grand Symbole d’une souveraineté et une indépendance africaine jamais souillée par l’occupation des agresseurs coloniaux occidentaux.

 

Le 1 mars 1896, il y a eu une bataille sur les terres d’Adoua, au Nord de l’Éthiopie. Ce fût la dernière bataille de cette époque de menaces venues des agresseurs italiens, des colonialistes bellicistes et belliqueux car l’armée éthiopienne a écrasé cette armée italienne à cette époque où le colonialisme européen était triomphant en Afrique.

 

L'empereur éthiopien Ménélik

L’empereur éthiopien Ménélik

A la tête de l’Éthiopie et de son armée impériale, il y avait l’empereur Ménélik. Ce souverain africain a démoli et écrasé à la fois ces soldats italiens et le mythe de complexe de supériorité des soldats blancs européens en Afrique. Alors, cette bataille est devenu la « Bataille d’Adoua » relatée au-delà de l’Afrique,à travers certaines parties du monde par des journalistes et dans la presse internationale. Cette victoire fixée dans les mémoires sous des différents formats (par exemple, des livres car des Éthiopiens ont leur propre alphabet africain). Cette bataille a consacré la stature internationale de l’empereur Ménélik et de l’impératrice Tayétu. Certains écrivent Taïtou ou Taytu.Mais, nous préférons l’orthographe mentionnée par notre consœur, la journaliste éthiopienne Haimanot.

 

Et cette « Bataille d’Adoua » dont des gens à Paris fêtent, en 2014, le 118ème anniversaire, avait alors mis dans l’histoire de l’Humanité l’Empire de l’Éthiopie comme le Symbole d’une indépendance africaine jamais souillée par le système colonial bellicistes et belliqueux des colonialistes européens.

 

Les 100 ans de l’anniversaire de la mort de l’empereur Menelik.


Notre consœur éthiopienne qui ne parle pas la langue française, nous dit en anglais que des gens présents sont aussi venus fêter à cette occasion les 100 ans du décès de ce grand africain, l’empereur Menelik II. Comment, ce héros avait-il fini sa vie. L’on nous explique qu’en 1909, l’empereur Menelik II est atteint d’une grave maladie et dans l’incapacité de diriger l’Empire. Le pouvoir passe progressivement entre les mains de son épouse, l’impératrice Tayetu Betul. Il désigna son petit-fils, Ledj Lyassou, comme son successeur et futur empereur d’Éthiopie afin d’épargner à son peuple un affrontement entre tendances politiques.

 

L’empereur charismatique Ménélik II décéda dans la nuit du 12 au 13 décembre 1913. Depuis les années 79-80 lorsque la nouvelle vague des journalistes africains a commencé le travail de longue haleine pour installer la nouvelle étape du journalisme de la diaspora africaine en France,on n’a jamais vu une trace pour célébrer l’anniversaire de ce visionnaire et l’homme de la Bataille d’Adoua. Ce samedi 1 mars 2014, il était vraiment intéresser pour des gens de célébrer les 100ans de sa mort dans ce restaurant bien nommé « restaurant Ménélik » au 4 rue Sauffroy, à Paris 17ème.

 

Avec l’héritage qui concerne aussi les Africaines et Africains en Europe sur l’acte de la victoire à Adoua dans l’environnement des politiques africaines en contact avec l’environnement des politiques des Occidentaux, sa Majesté l’Empereur avait démontré que pour traiter d’égal à égal avec des dirigeants des pays européens dans l’intérêt des États et peuples africains, il faut des dirigeants africains capables de résister et de comprendre des rapports de force car une tradition élitiste occidentale dans les contacts avec des Africains recommande et enseigne toujours d’affaiblir des chefs africains et leurs États.

 

Un peuple d’Afrique ne doit jamais négocier sa souveraineté avec un système est une leçon de l’empereur Ménélik et de la Bataille d’Adoua. Personne n’a perdu son temps en allant ce samedi-là au « Restaurant Ménélik ».

 

 

Lilo Miango/Rédaction de Paris. Photos, samedi 1 mars 2014, restaurant Menelik, Paris: copyright Magazine Ngambo Na Ngambo. Illustration : archives Éthiopie.

 

(1) Phrases en Lingala, une des langues internationales africaines.

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