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France: Maires africains venus à Paris , souscrivent à cet acte de défi colossal nommé « Appel des maires africains pour une électrification durable ».

Le maire de Dakar(Sénégal) répond à des journalistes.

Reportage. Nous sommes dans la « Salle des Fêtes de l’Hôtel de ville de Paris », avec son parquet en bois. Il était 13H14 le vendredi 17 avril 2015 quand des maires africains d’un bon nombre des villes africaines où vivent plus de 49 millions des humains, adoptent à main levée un texte légitime, politique, économique concernant ce droit humain rêvé par des peuples africains: plus de 3/4 des Africaines et Africains n’ont pas d’électricité alors que l’Afrique regorge de ressources pour des indépendances réelles énergétiques. Ce texte adopté implique de relever un défi colossal par une contribution de tous ces maires pour « mettre fin à cette tragédie de manque d’électricité ». Ce texte adopté dans cette mairie de Paris a été nommé « Appel des Maires africains pour une électrification durable ».

 

La maire de Paris Anne Hidalgo avec des maires africains.

La maire de Paris Anne Hidalgo avec des maires africains.

A l’unisson, madame la maire de Paris Anne Hidalgo qui a fait inviter tous ces responsables politiques africains de ces villes d’Afrique, a voté aussi à main levée. Des flashes des reporters photographes et des yeux médiatiques des cameras de télévision ont capturé ce grand moment de cette réunion plénière pour des relais à travers des divers endroits de notre planète dont l’environnement doit être plus dorénavant protégé de plus en plus. Un Français qui n’est pas maire d’une ville, monsieur Jean-Louis Borloo a dû lever sa main. Cette personnalité française a «co-présidé» cette rencontre internationale vu que madame Hidalgo, en sa qualité de la présidente de l’AIMF [Association Internationale des Maires Francophones], avait accepté l’idée-force de sa Fondation Énergies pour l’Afrique: «l’électricité pour tous. la lumière pour tous en Afrique. Un projet pour le monde de 25% à 100% en 10 ans. C’est vital, c’est faisable » (extrait de la documentation de cette fondation du Français Jean-Louis Borloo).

 

Hôtel de ville de Paris: journalistes africains de France dans cet événement.


L'ambassadeur angolais Miguel Da Costa et Mme l'ambassadeur de Tanzanie.

L’ambassadeur angolais Miguel Da Costa et Mme l’ambassadeur de Tanzanie.

Une trentaine des journalistes africains et français étaient venus assister à cet événement inédit dans l’histoire de l’AIMF. L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Angola en France Miguel Da Costa,une personnalité charismatique et attachante qui fait la dignité de son pays était là. Nous l’avons vu avec son homologue madame l’ambassadeur de la République de Tanzanie. Quelques autres ambassadeurs africains et non africains avaient vécu ce moment historique. Décidément, cette problématique de  » l’électrification durable en Afrique » semble intéresser des divers horizons présents dans ce grand salon (continents américain, européen, asiatique, africain) dans ce grand salon où des journalistes ont bien travaillé en se référent à la Française Mélanie Rigaud du service de presse de la Mairie de Paris. Elle était l’interlocutrice du Collectif des Journalistes Africains.

 

Mais de quoi sera fait demain? Quand nous lisons ces notes : « Quand l’Afrique s’illuminera…elle rallumera la croissance de l’Europe et du monde »…« L’Afrique est notre plus grande chance et notre plus grand enjeu » (une brochure de la Fondation Energies pour l’Afrique remise à des journalistes)! Est-ce que cette rhétorique française et européenne d’un type occidental ne va-t-elle pas allumer d’autres foyers de guerre d’agression contre des peuples africains ? En effet, depuis plus de 50 ans indépendance dans les années 60, les cartes maîtresses dans nos pays africains sont toujours détenues par des potentats américains ou européens qui n’ont rien avoir avec les masses des braves peuples américains et européens.

 

Et nos journalistes n’ont pas une lecture sur la visibilité de la Fondation Energies pour l’Afrique vis-à-vis des lobbies anglo-saxons avec leurs finances. Jusqu’à preuve du contraire, un tel projet ne peut se faire géopolitiquement parlant sans leur aval. Des panafricains et des panafricanistes africains ont retenu cette leçon en langue africaine Kikongo: »dia mfuka, futila munkomi » (emprunte de l’argent; tu le rembourseras en recevant des coups de poing).

 

Vu depuis la diaspora africaine de France. Ces États africains dits «francophones» sont considérés comme «faibles». Et ces maires africains en sont des ressortissants. Mais comme il a été dit ce vendredi 17 avril 2015 de 11H à 13H39 lors de la réunion plénière et pendant la courte conférence de presse qui a suivi que tous ces maires se parlent entre eux en confiance dans l’AIMF, le Magazine Ngambo Na Ngambo relaye leur appel.

 

«Appel des Maires africains pour une électrification durable. Paris, 17 avril 2015».

« L’accès des peuples à l’électricité est une condition fondamentale du développement durable en Afrique. Chacun de nos concitoyens doit en effet pouvoir bénéficier d’une énergie suffisante et sûre, lui offrant les conditions de vie auxquelles il aspire. Cette ambition, clairement formulée dans les Objectifs pour le Développement Durable de l’Organisation des Nations Unies, qui souhaite « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit aujourd’hui se traduire en actes dans la vie des habitants, quels que soient les revenus ou leurs activités, qu’ils vivent dans les villes ou dans les campagnes.

 

Pourtant 6000 millions, soit 2/3 des Africains, sont toujours privés d’électricité. A travers l’électrification de l’Afrique, nous voulons promouvoir un monde plus juste, plus stable et plus prospère. Nous voulons engager nos sociétés sur la voie d’un développement plus libre et plus autonome, qui soit capable de générer de nouvelles formes d’économie et d’emploi,au bénéfice du plus grand nombre-notamment de notre jeunesse.

 

Cette action, nous voulons la mener au plus proche de nos territoires et de nos besoins, de manière résolument décentralisée. Partout où c’est possible, nous voulons privilégier les énergies renouvelables, nées du soleil, du vent, de l’eau et de la biomasse, qui permettent de produire à faibles coûts et en quantité suffisante, l’électricité dont nous avons besoin.

 

En limitant les rejets de gaz à effets de serre dans l’atmosphère, une telle politique permettra aussi de lutter contre le dérèglement climatique. Alors que les chefs d’États se rassembleront à Paris en fin d’année pour la Conférence mondiale des Nations unies pour le climat, il nous appartient dès maintenant de prendre des initiatives concrètes et efficaces, pour apporter à nos concitoyens un progrès partagé, pérenne, respectueux de l’environnement et de la santé.

 

C’est en considération de ces raisons que nous, les Maires de villes africaines, demandons aujourd’hui à l’ensemble de nos partenaires publics et privés, aux États, aux banques de développement, aux institutions financières publiques, mais aussi aux fonds privés, philanthropiques et alternatifs, d’investir massivement dans l’électrification de nos territoires.

 

Nous demandons à la communauté scientifique, aux communautés économiques régionales et aux acteurs du développement d’appuyer techniquement les initiatives des collectivités locales, en privilégiant notamment les sources d’énergie propres et décentralisées. De notre côté, nous nous engageons à relever le défi d’une consommation d’énergie responsable grâce à des démarches de planification stratégique et à la mise en œuvre de politiques de diversification de nos sources énergétiques.

 

Nous soutenons enfin la mise en place d’une Agence africaine dotée des soutiens financiers appropriés visant à l’électrification de l’ensemble du continent africain, ainsi que l’initiative conduite par des « Energies Pour l’Afrique », avec le concours de l’Association Internationale des Maires Francophones.

 

Nous nous engageons enfin à diffuser et à promouvoir cet appel auprès de tous les Maires du continent africain qui souhaitent soutenir cette initiative, quels que soient leur pays, leur langue et leur culture d’origine. A travers ce projet, nous voulons permettre à l’Afrique de renouer avec un développement harmonieux, partagé par tous et qui donne à chacun de nos concitoyens, sans distinction de genre et de revenus, la possibilité bien réelle d’améliorer ses conditions d’existence.»

 

Réunion des maires africains pour une électrification durable en Afrique: un absent appelé André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa.


Quand nous sommes arrivés vers 10H17, nous avions vu de loin quelques résistants congolais. Ils étaient là pour monsieur André Kimbuta, le gouverneur de la ville de Kinshasa. C’est une certitude même s’ils n’ont pas approché nous, journalistes. La nouvelle de son éventuelle participation à cette rencontre des maires africains à Paris avait «fuité» dans les réseaux sociaux car des patriotes-combattants-résistants congolais et français avaient déclaré Mr Kimbuta André une «persona non grata». Des Congolais de l’Europe, certains Sénégalais et Burkinabé « citent son nom dans cette affaire de charnier de plus de 425 corps enterrés dans une fosse commune dans un cimetière très éloigné de Maluku », une des communes de la ville de Kinshasa.
Qu’est-ce qui allait se passer s’il était venu pour cette rencontre du vendredi 17 avril 2015 car des Congolais de l’Europe avaient débarqué à Paris pour une marche contre le « charnier de Maluku » programmé le samedi 18 avril 2015?

 

Dans cette Salle des Fêtes, le modérateur avait annoncé le nom d’un Congolais qui est venu à la place de monsieur Kimbuta. C’est monsieur Guy Matondo, ministre provincial des finances du gouvernorat de la ville de Kinshasa. Un visage inconnu ici. Il avait pris la parole selon le protocole comme les autres maires et représentants associatifs.

 

 

Reportage: Lilo Miango/Rédaction de Paris. Photos, vendredi 17 avril 2015, Hôtel de ville de Paris: copyright Magazine Ngambo Na Ngambo.

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