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Une délégation gabonaise de la majorité au pouvoir, à Paris : ces questions des Gabonaises et Gabonais de l’Europe ont brillé.

Paris, salle de « Crown Plaza Hotel »*. C’est le premier récit du Magazine Ngambo Na Ngambo sur cette rencontre politique entre une centaine des Gabonaises et Gabonais résidant en Allemagne et dans des divers lieux en France. Ces patriotes avaient répondu à un appel des organisateurs pour échanger avec le secrétaire général du parti politique PDG,monsieur Faustin Boukoubi.
Mr. Boukoubi était à la tête d’une délégation des personnalités de la majorité au pouvoir au Gabon. Voilà un aspect politique animé par une diaspora de ce pays africain sub-saharien qu’il faut saluer dans cette cohérence car l’on trouve toujours des bourses de l’État gabonais pour des étudiantes et étudiants gabonais en France. Et cela malgré que certains nous ont dit que le coût de la vie élevée française est absorbant. « Awa na Paris: bana ya Gabon na poto bakutanaki na bontoma moko ya bakonzi ya lingomba ekambamaki na tata Faustin Boukoubi »(1).

 

A la fois à l’heure et en retard pour cette rencontre politique.


A notre arrivée à 14H14, on a été bien accueilli par des organisateurs dès que nous étions entrain de franchir la porte principale d’entrée de l’hôtel « Crown Plaza ». C’est un cadre luxueux parisien bien choisi par ces filles et fils du Gabon. Et pendant une dizaine de minutes, grâce au Gabonais Tahiro Aperano Dieudonné; nous avons fait connaissance pour la toute première fois avec quelques personnalités politiques gabonaises de cette délégation: Paul Mba Abessole (président du parti politique gabonais RPG, 5ème vice-président de l’Assemblée Nationale), Florentin Moussavou (président de l’ADERE, ancien ministre délégué auprès du ministre des travaux publics, de l’Équipement et de la Construction) et madame Annie Christel Eugénie Limbourg Iwenga.

 

Nous avons parlé avec cette dame politique très à l’écoute notamment sur la réalité de l’origine africaine de la démocratie, un système politique inventée à l’origine par la Femme Africaine (et non pas par la Grèce antique de Périclès comme cela est encore mentionné dans des manuels en Afrique).

 

Et nous avons fait notre première interview avec l’homme politique Florentin Moussavou, une personnalité très ouverte, positive pour l’avenir de son pays et de l’Afrique. L’ancien « révolutionnaire des années 80 » et ex-ministre Florentin Moussavou a de la classe pour communiquer avec des médias. Toutes ces personnalités citées, y compris l’ancienne ministre de la défense Ngoma…, étaient à l’heure. Mais la matérialisation de cette conférence commença avec plus de deux heures de retard. Le mot retard étant en français, cela me rappela l’histoire suivante qui concerne un retard : « plus de deux heures de retard d’un chef d’État français, qui à la fin de cette rencontre-là, embarqua une journaliste française. Histoire de…mais quelle histoire ! ». D’où, on n’était pas d’accord avec un discours d’un Gabonais globalisant les Gabonais et leur retard.

 

Début en très grand retard… mais comblé par la pertinence des messages politiques de l’intelligence de la libre expression de ce public gabonais, dans la salle.


Mr. Faustin Boukoubi au milieu

Mr. Faustin Boukoubi au milieu

Habillé en polo ayant quelques graphiques des couleurs en référence au drapeau de la République du Gabon, le secrétaire général de ce parti politique gabonais PDG (Parti Démocratique Gabonais), Mr. Faustin Boukoubi a démarré cette conférence publique.

 

Monsieur Faustin Boukoubi, en défenseur du pouvoir en place au Gabon, s’est exprimé d’abord sur la situation économique du Gabon. Il a mis en exergue des éléments positifs du macro-économique dont le plus voyant est la croissance économique qui se situe autour de 5,5%. Et il a défendu le projet de société du régime qui tient à des dynamiques de diversification économique pour que le pays ne soit plus toujours dépendant du pétrole. Cette matière première tient encore la vie économique du Gabon depuis des années avec ses mouvements de marée haute et marée basse liés à la mondialisation.Et si dans la salle, j’ai noté quelques réactions dans le calme; c’est parce que la gestion du pétrole gabonais a aussi des effets sur des Gabonais qui sont venus dans cette salle.

 

Ensuite, le secrétaire général du PDG qui est aussi un député à l’Assemblée nationale s’est exercé avec sa maîtrise de la rhétorique d’expliquer la situation sociale (salaires des agents publics revalorisés, prestations sociales toujours assurées, couverture avec l’assurance maladie et des indications sur des projets sur la couverture alimentaire et des créations d’emploi).
Dans son exposé, il a communiqué sur des chapitres concernant l’industrialisation du Gabon, la problématique de la situation politique au Gabon, sur les chroniques dans des divers pays africains sur la constitution et l’état des lieux de la situation interne de la majorité présidentielle qui est appelée localement « majorité républicaine pour l’émergence », ce courant politique gabonais qui soutient le chef d’État Ali Bongo Ondimba.

 

A-t-il convaincu ?


Après, il y a eu un débat avec le public dans cette belle salle du « Crown Plaza Hotel ». Cette partie a commencé par des questions « coup de massue » pour dégager monsieur Maixent Accrombessi. Pour les grands publics en Europe non-initiés à la proximité de la politique intérieure gabonaise, ce monsieur est le directeur du cabinet de l’actuel Chef d’État.

 

Des questions ont brillé sur le questionnement légitime lié à des ambiances africaines sur un changement de la constitution, les affaires compliquées de renouvellement des passeports biométriques gabonais avec des lenteurs administratives et les décisions politiques touchant des voitures des gens de la diaspora.

 

L’émotion s’était aussi installée avec la question très «compliquée» en rapport à des assassinats que trop de Gabonais appellent «crimes rituels» et avec l’évocation de la nationalité gabonaise. Est-ce que c’est la démission des intellectuels gabonais qui a fait que ce genre d’émotion occupe le terrain avec des effets que l’on a vus dans la diaspora présente dans cette salle ?
Nous avons vu l’intelligence d’un peuple. La diaspora gabonaise dans ses droits, a fait des interpellations au chef d’État Ali Bongo Ondimbo dans la conduite des affaires étatiques car beaucoup de Gabonais dans cette salle s’estiment exclus: la misère sociale a pris le dessus sur la pauvreté (chômage, soins médicaux, logements…)

 

Sur des réseaux sociaux, il y a des impératifs qui appellent à une nouvelle manière de communiquer sur la politique et sur le pays, le Gabon. On a constaté que pour que cela soit pour les personnalités dans la tribune et pour le peuple dans cette salle, il faut l’intelligence à la manière des ancêtres africains pour s’exprimer malgré l’ère «internet» car les 5 doigts de la main n’ont pas la même hauteur. Il appartient à des membres de la classe politique de mettre des budgets, des «idées créatives» à puiser dans des valeurs africaines pour démystifier un certain complexe de cet héritage colonial qui aliène inconsciemment ou consciemment.

 

Le Magazine Ngambo Na Ngambo a estimé donner la parole à des Gabonaises et Gabonais de la diaspora. Cette partie de la nation gabonaise possède des codes sur le vécu (leurs vies) en synergie avec leurs compatriotes au pays. Notre rédaction a sollicité madame Gevy Kumba et monsieur Dieudonné Tahiro Aperano.

 

La salle était pleine.


Il y avait une centaine des gens de la diaspora. C’était un public agréable avec ses convictions et ses doutes. Il y avait du monde. C’était une surprise, ont avoué des conférenciers politiques du créneau Ali Bongo Ondimba assis à la tribune.

 

En règle générale, les femmes et hommes politiques de tous les pays ont toujours été frustrés de s’exprimer dans une salle où règnent des chaises vides. Cet état d’esprit (crainte) expliquerait peut-être ce grand retard observé ce samedi.

 

Mais, la salle était pleine avec des Gabonaises et Gabonais, militants et sympathisants du PDG. Certains sont venus de l’Allemagne. Il y a eu aussi des Gabonais qui n’appartiennent pas à des partis ou mouvements politiques.

 

Sebatien Morel Matondo,homme des médias et une Gabonaise

Sebatien Morel Matondo,homme des médias et une Gabonaise

Il est important de signaler la présence des journalistes congolais (RDC), ivoiriens, congolais (Congo-Brazzaville), camerounais… Nous avons vu aussi deux journalistes gabonaises. Les plus nombreux étaient des journalistes camerounais et congolais de la République Démocratique du Congo dont l’un deux, le journaliste « Répé » Kabamba réside à Libreville.

 

Les orateurs de cet après-midi là ont été Faustin Faustin Boukoubi (Secrétaire Général du PDG, Député à l’Assemblée Nationale), Paul Mba Abessole (président du RPG, 5ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Florentin Moussavou, Président de l’ADERE, ancien Ministre Délégué auprès du ministre des Travaux publics, de l’Équipement et de la Construction, Annie Christel Eugénie Limbourg Iwenga, Déléguée Nationale de l’UFPDG, Secrétaire Général du Conseil des Ministres.

 

On doit signaler la présence à la tribune de personnalités qui ont bien pris la parole comme Angélique Ngoma (députée, présidente de la Commission Environnement et Développement Durable à l’Assemblée Nationale, ex-première Gabonaise ministre de la défense), Nicaise Sickout Iguendja, (membre du CLR, 5ème Maire adjoint de Libreville), Mr.Guy Christian Mavioga (le porte parole de la majorité présidentielle), monsieur Eloi Ndzondo (vice-président du CLR, conseiller politique du président de la république), Ange James Akanda (secrétaire national chargé des Fédérations PDG de l’Etranger), Mr.Axel Jesson Denis Ayenoue (Secrétaire National du PDG), Ultry Okenkali (membre du Bureau National de l’UJPDG).

 

L’absent excusé a été l’homme politique Jean Boniface Assele (président du CLR, 1er maire adjoint de la capitale Libreville). C’est une personnalité gabonaise connue dans certains grands cercles culturels influents à Kinshasa. Le Magazine Ngambo Na Ngambo a interviewé la Gabonaise Gevy Kumba qui habite Paris.

 

Votre interpellation de cette délégation de la majorité présidentielle a été très pertinente. Votre question interpelle aussi la population du Gabon et la diaspora gabonaise car des Gabonais reproduisent des schémas de la colonisation en se fouettant entre eux pour des malentendus, des incompréhensions et des esprits calculateurs.

 

Et votre interpellation lucide et légitime de ces membres appartenant à la classe politique est une preuve de l’intelligence de la femme gabonaise qui brille toujours grâce à son intelligence et sa créativité pour sa contribution au progrès du peuple gabonais et partant des peuples africains.
Pour des gens qui nous lisent dans les 4 coins du monde, pouvez-vous résumer votre intervention que des journalistes, dans la salle, ont appréciée ?

 

Madame Gevy Kumba, gérante MELVIC PARIS, Prestations de Services/Relations Publiques/Communication/Conciergerie et Présidente-Fondatrice Association Antoinette Nzahou Mayagui.

 

« Merci à vous chers frères Africains de nous donner l’opportunité après avoir assisté à nos rencontres et causeries gabonaises. Je ne me permettrais pas de dire confrères journalistes, car MELVIC AGENCE est une Agence de Relations Publiques et Communication. qui existe grâce à vous : professionnels de la Communication.

 

Le continent africain est face à son développement, avec une forte croissance démographique, c’est à nous de combattre la pauvreté… Il est légitime pour la Majorité Présidentielle Gabonaise, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) de venir échanger avec sa Diaspora. L’initiative est la bienvenue, mais sommes-nous dans la maîtrise de la langue de Molière, ou il est question de préparer les élections prochaines ?

 

Car c’est ensemble, que nous allons construire ce beau pays le Gabon, avec des actes et actions palpables et tangibles… Le Gabon est Notre pays à tous, que nous soyons Gabonais d’adoptions ou autres, ce genre de débat aidera en rien le pays, il n’y pas de Gabonais de souches ou d’origines, nous sommes tous simplement Gabonais, qui aiment leur pays.

 

En effet, il est regrettable que certains de nos compatriotes centrent le débat sur des questions de formes ou des rappels historiques négatifs ( manquements et ratés dans la gestions du pays) que nous connaissons tous lors des rencontres dites citoyennes. Une certaine cacophonie qui me laisse parfois perplexe…

 

Nous ne sommes pas dans le déni ; ces hommes politiques ont, en mon sens, compris l’intérêt de composer avec les Gabonais et ceux de l’étranger.

 

Pour la femme de la Diaspora Gabonaise que je suis, il est question pour moi d’attirer l’attention sur l’expertise et la volonté des Gabonais de l’étranger ont pour participer au développement de leur pays.

 

Car, nous avons par le passé tous participé d’une manière passive ou active, près de cinquante ans (50 ans) à encourager ce laisser-aller, cette facilité à ne pas être acteur de notre destin, de notre avenir et surtout nous avons cette responsabilité collective du sacrifice de la jeunesse et plus encore, nous avons presque condamné les générations futures… C’est pourquoi, il est temps de rectifier le tir et de prendre le taureau par les cornes pour avancer ensemble. Mais hélas!

 

Le Président Ali BONGO ONDIMBA et ses collaborateurs doivent réagir et entendre les cris du peuple, les appels cessant de la Diaspora. Nous sommes les ambassadeurs du Gabon à l’étranger certes, mais disons-nous les vérités. Nous sommes bien loin des belles promesses de campagnes électorales. Il n’y a plus de fierté à être Gabonais aujourd’hui, même dans les salons feutrés… A ce jour le gouvernement n’a pas résolu les fondamentaux à savoir: l’Éducation, le Logement, la Santé.

 

Comment allons-nous faire pour participer au développement de notre pays, quand tout se fait sans (le peuple)? Je m’interroge au quotidien, c’est à croire que tout est contre nous. C’est une seconde nature pour nos dirigeants et hommes politiques ; l’habitude du discours politique bien rodé…

 

Le peuple gabonais a besoin de vivre dans des conditions de dignité et de respect au quotidien. L’expertise gabonaise de la Diaspora et ceux vivants au Gabon ont besoin de travailler et participer, il n’est pas question de remettre en cause de ne pas travailler avec l’extérieur ou les entreprises étrangères ou d’autres expertises Africaines par exemple. Mais le constat est triste, nous ne sommes pas associés ; nous sollicitons nos dirigeants et collaborateurs du chef de l’État, Mais tout se passe entre eux, comme nous les nommons : les Émergents.

 

Une minorité des Gabonais bénéficient de tous les contrats en collaborations avec des agences étrangères qui ont le monopole de l’expertise dans tous les domaines… Il est légitime pour nous d’obtenir une partie du marché dans tous les domaines et secteurs possibles accessibles pour tous les Gabonais, sans distinction… Un entrepreneur est acteur qui contribue à l’économie du pays, nous n’avons pas besoin de faire de la politique politicienne.

 

Nous avons conscience, que nous n’avons pas toutes les expertises, mais le Président Ali BONGO ONDIMBA doit prendre très rapidement des dispositions pour répondre à nos besoins. En tant membre de la Diaspora Gabonaise de France, c’est mon rôle d’interpeller le Président Ali BONGO ONDIMBA et ses collaborateurs pour un avenir en confiance.

 

Émergeons ensemble, passons des paroles aux actes, c’est mon message au Président. L’émergence, ce sentiment de confiance en l’avenir c’est aussi au delà des membres de la majorité et du Palais de Bord du Mer de Libreville. Le développement de l’Afrique, plus particulièrement du Gabon se fera avec nous pour un avenir en confiance ».

 

 

Lilo Miango/Rédaction de Paris. Photos, samedi, 15 août 2015, à Paris: copyright Magazine Ngambo Na Ngambo.

*, samedi 15 août 2015, Crown Plaza Hotel,10 Place de la République, 11ème arrondissement de la capitale Paris(Station de métro: République)
(1) C’est en Lingala. Les journalistes de notre média ont toujours apporté leur contribution pour la promotion des langues africaines dans des milieux en Europe. Ils n’ont jamais attendu la proclamation par l’ONU de la Journée Internationale de la Langue Maternelle(21 février de chaque année).