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Mort compliquée à Kinshasa de l’ex-ministre d’Etat et ex-richissime Pierre Victor Mpoyo (23 avril 2015) : pourquoi ce décès a-t-il d’abord et surtout annoncé depuis un pays européen?

Notre dernière photo de Mpoyo (Paris,été 2012): "ame fariki"(Swahili).

Diaspora congolaise de France. Belgique. Suisse: la toute première annonce publique du décès du Congolais Pierre Victor Mpoyo a été réalisée depuis la France par le blog du Front Civil de Résistance Populaire. Et partant, des membres du directoire de ce front ont eu la main lourde contre le nommé Joseph « Kabila ». En effet, cette partie de la résistance évoque « un assassinat » qui écourté la vie de la victime. Sa mort va-t-elle enterrer tous ses lourds secrets d’État qui sont des dangers contre Joseph Kabila?. Mr Pierre-Victor Mpoyo,né le 13 mai 1934 dans l’actuelle ville congolaise appelée Lubumbashi, a quitté le monde des humains vivants le jeudi 23 avril 2015. Ce drame a eu lieu dans la capitale de la République Démocratique du Congo, dans une clinique située du quartier jadis appelé « Cité de l’OUA » où des forces de sécurité du régime de Joseph « Kabila » filtraient ou renvoyaient des gens pour voir Mpoyo.


Et immédiatement après cette publication dans ce blog, nous avons reçu un appel téléphonique du Congolais Kalama Ilunga Jean. C’est une figure connue parmi les patriotes-résistants de l’Occident. Kalama est parmi ces Congolais qui avaient proclamé médiatiquement « la capture de Joseph Kabila pour mettre fin à la crise majeure dans les crises enchevêtrées au Congo ». Et il nous certifie que ce jour-là du jeudi 23 avril 2015 du côté de Kinshasa, il n’y a eu absolument aucune nouvelle rendue publique. L’information sur ce décès avait été « censurée » pendant des heures et des heures…

 

Vendredi 24 avril 2015. Un soldat qui est aussi « leader d’opinion » vient de nous faire savoir que des individus de Kinshasa attendaient un feu vert de Kigali, au Rwanda. Pourquoi ?

 

Et pourtant Pierre Victor Mpoyo le Congolais a été un ancien ministre congolais d’État en charge du pétrole. Feu Mpoyo fût un ancien homme d’affaires richissime congolais de la République Démocratique du Congo qui avait même assisté la famille du célèbre prisonnier Sud Africain Nelson Mandela.

 

Mpoyo a été un ancien mécène congolais des arts. Pierre Victor Mpoyo a été un opposant congolais transformé grand rebelle congolais lors de la guerre d’agression baptisée guerre de libération par « l’AFDL ». Cette guerre provoqua en 1996-97 la chute mortelle du maréchal et président de la république Mobutu Sese Seko. Aujourd’hui des Congolaises de la diaspora de l’Europe parlent de cette guerre en disant que « c’est une agression terrible avec des conséquences non maîtrisées qui ont mis chemin faisant la Congolaise et le Congolais au Congo, pays sous occupation. Et elles attendaient tant de la part de Mpoyo pour savoir le vrai et le faux ».

 

Depuis Kinshasa et à propos de ce décès, un patriote congolais du M17 (mouvement politique de Laurent Désiré Kabila) dit à Nkumu, notre représentation rédactionnelle en Belgique que : « Ebembe ya moto epolaka. Kasi makambo matali ekolo Congo makopola te »[1]: « le corps d’une personne décédée pourrit. Mais les affaires concernant le pays Congo ne vont pas pourrir ».

 

25 mars 2015, Mpoyo quitte Cuba. 23 avril 2015, Mpoyo décède au Congo, à Kinshasa: « un mois pour vivre ».


Dès que monsieur Pierre-Victor Mpoyo avait regagné le Congo et foulé le sol congolais le mercredi 25 mars 2015 dans la matinée, nous, journalistes panafricains de Paris avions eu des débats internes. Une branche des résistants congolais de Paris et Belgique étalaient que sa présence à Kinshasa était réellement un danger effectif pour sa vie. Et cela vu qu’il ne cessait d’exiger la récupération de ses masses colossales d’argent. Mais chez qui? Leur réponse: « Chez Joseph ». Eh bien aussi chez des individus au pouvoir à Kinshasa, Kigali et Kampala, selon le Front Civil. Et surtout, on nous indiquait que monsieur Mpoyo avait des « dossiers politiques trop lourds et chargés contre ces individus qui se prennent pour des États ».

 

Et 30 jours seulement de vie au Congo, le pire tant redouté depuis le 25 mars 2015 donne le résultat acide : sa mort, d’abord une nouvelle censurée.
Qu’est ce que ces Congolais de l’Europe ont-ils dit? La traduction de leurs dires sont des attaques. Ces attaques n’ont-elles pas dit que feu Mpoyo avait une « bonté politique particulière ou la naïveté de la fibre paternelle » d’un « M’zee* ». Il aurait dû se méfier des actes du Joséphiste Joseph « Kabila », selon le combattant Jules.

 

Pierre-Victor Mpoyo chez des Congolaises et Congolais de l’Europe: un monsieur de la politique incompris ?


Emile Kalema, Lilo Miango et Victor Mpoyo (été 2012, Paris).

Emile Kalema, Lilo Miango et Victor Mpoyo (été 2012, Paris)

Que dire de notre récit sur cette nécrologie? Un premier élément certifié par le Congolais Kalama: « Pourquoi ce grand silence alors que Mpoyo n’était pas un anonyme ». Deuxièmement, une opération de communication et quelques faits sont toujours entretenus même en ce moment où le Magazine Ngambo Na Ngambo publie cette nécrologie. Il est toujours dit que c’est le Congolais Pierre Victor Mpoyo qui a été le financier de cette « guerre de libération ».

 

Y-a-t-il eu un journaliste panafricain du Congo du réseau Magazine Ngambo Na Ngambo qui avait une lecture nette et claire sur la traçabilité rhétorique du discours politique de Mpoyo durant son long séjour en Europe? Non! Nous l’avons rencontré une quinzaine de fois dans sa vie parisienne. C’était soit à sa demande ou à celle de gens qui avaient été pendant des différentes périodes avec Mpoyo. Parmi ces noms: Emile Kalema Makopa, Ilunga….et un Congolais de Brazzaville nommé Ikonga.

 

Dans ce récit, je dois dire que dans ma vie de journaliste, j’avais rencontré pour la toute première fois monsieur Mpoyo en juillet 2006 dans le luxueux l’hôtel Hilton (Champs de Mars/Tour Eiffel). J’ignorais totalement que j’allais le voir. C’est monsieur Kazadi Nanshabalowa qui est passé à coup de vent au bureau de presse que nous occupions à la Maison de Radio France en disant « yaka kotika ngai epai ya kulutu moko awa pembeni ».

 

En entrant dans cette chambre luxueuse, j’avais vu un monsieur fatigué par une maladie. Kazadi tenait à ce que je le rencontre.Il avait du mal à prendre son téléphone portable pour répondre. Son mobile était posé sur une tablette luxueuse.Quand, cela sonnait,monsieur Mpoyo appuyait sur un bouton et parlait.Ce qui fait que j’entendais ce que la personne au bout du fil lui disait.

Un appel arriva ce jour-là depuis un pays de l’Afrique australe. La conversation était en anglais. Un président de la République parlait. Ce chef d’État n’était pas content de Joseph Kabila et disait à Mpoyo le malade qu’il allait briefer Joseph Kabila d’arrêter de raconter des bobards au sujet de l’argent car Joseph Kabila ne lui avait jamais remis l’argent de Mpoyo. C’est terrible d’entendre cela dans un monde de dirigeants de premier plan qui s’affiche à la tribune de l’ONU. En quittant monsieur Mpoyo, il me dit qu’il a été envoyé en Europe avec un billet aller simple pour des soins. Comprenne qui pourra. Je n’ai rien publié à cette époque car je faisais des émissions télévisées. Et par défaut d’images de ce que j’ai vécu ce premier jour-là,j’en ai parlé seulement à une partie de notre équipe du tournage.

 

Beaucoup plus tard, lors d’un de nos entretiens dans un hôtel du 16ème arrondissement de Paris (station de métro Passy). Monsieur Pierre Victor Mpoyo m’appelle pour une information à médiatiser. Nous y allons mais pas seul. L’intellectuel congolais Pierre Masiala accepta de nous accompagner. Mr Mpoyo allait déjà physiquement bien. D’emblée, il nous a certifié avoir été le patron de Mr Laurent Désiré Kabila, à un moment donné de sa vie.

 

C’est ce jour-là qu’il nous a communiqué avoir été empoisonné par un individu qui a de l’influence à Kinshasa et Kigali. Comme il ne nous donnait pas le nom de cet individu, l’atmosphère devenait lourde dans cette chambre. Et monsieur Mpoyo, ruiné, nous avait fait déplacer en notre qualité de journaliste ayant de la voix qui porte, selon ses explications. Mais pourquoi l’ex-richissime homme d’affaires et homme politique s’est abstenu de nous communiquer le nom de l’auteur de cet empoisonnement!

 

Quel est le fil conducteur de ce grand monsieur Pierre Victor Mpoyo vis-à-vis du nommé Joseph « Kabila » ? Devant notre caméra, il a déclaré soutenir l’idée que Joseph Kabila termine ses mandats. Et pourtant, son entourage nous disait que Joseph le combattait. Devant nous, il ne contredisait pas son entourage.

 

Dans cette situation confuse, un jour, nous avons eu l’idée de lui proposer d’écrire un livre-entretien, une sorte d’une très longue interview. Il accepta en présence de mon collègue Lutumba et des Congolais Bakupa et Kalama. Tensions entre Mpoyo…et Joseph « Kabila » et leurs parrains, des Blancs et des Noirs ? Peut-être ce projet du livre allait donner des faits concrets. Après un certain temps, quand nous lui avons apporté le premier jet des questions, c’est avec une diplomatie politicienne et des bonnes manières que monsieur Mpoyo balaya tout d’un revers de main. Le projet du livre-entretien était donc tombé à l’eau car il nous a dit que sa fille s’en occupait déjà. J’ignore ce qui s’est passé réellement pour arriver à cet échec.

 

On tenait tant à avoir la version des faits de monsieur Pierre-Victor Mpoyo.


Notre dernière photo de Mpoyo (Paris,été 2012): "ame fariki"(Swahili).

Notre dernière photo de Mpoyo (Paris,été 2012): « ame fariki »(Swahili).

En 1998, des unités criminelles de l’armée du Rwanda sont été chassées de la République Démocratique du Congo.
Ce que nous journalistes congolais de l’Europe voulaient savoir : En 1997, il est aux côtés du maquisard Laurent-Désiré Kabila coaché par des lobbies anglo-saxons ayant mis des troupes rwandaise, ougandaise, burundaise et des mercenaires de la corne de l’Afrique (Somalie par exemple) et des « mercenaires Noirs venus des USA ». On a un rapport qui parle de la contribution de certains Nigérians, Sud-Africains, Congolais du Congo-Brazzaville avec Pascal Lissouba et des Angolais. Comme on nous dit que Mpoyo avait amené sa grosse fortune pour financer cette guerre de 1996-97, nous, journalistes, nous avions notre légitimité de le solliciter et mettre sa version des faits racontés par Mpoyo en personne.

 

Mpoyo était toujours accueillant avec nous quand il nous faisait venir. Mais il était aussi énigmatique pour notre travail de journaliste libre et respectant les droits de l’homme, selon notre entendement.

 

On tenait aussi à écouter et écrire sa version sur « le viol en tant de guerre d’une mineure congolaise Jeannette Abidge qui a accusé Joseph Kabila de l’avoir fait enlever et séquestrer en temps de guerre de l’AFDL ». Sa version était importante car monsieur avait dit de Joseph : « leur fils ».

 

Pierre-Victor Mpoyo fût Homme de la situation, selon le M17.


Nos collègues journalistes et compatriotes répètent que la fortune personnelle de Mpoyo finança la sortie du nouveau franc congolais de la RDC après avoir jeté dans l’histoire le nom du Zaïre-pays-monnaie-fleuve. Mais pourquoi y-a-t-il eu des antagonismes entre Joseph et lui, au-delà des anecdotes?

 

Une année, celle de 1998 amena une tragédie de plus. Des forces armées du Rwanda attaquent à Kinshasa, dans la province du Bas-Congo… Le M17 dont un représentant en Europe s’appelle Emile Kalema nous a certifié que le « M’zee » Mpoyo a été l’homme de la situation qui avait sollicité l’intervention des armées des Angolais, Namibiens et Zimbabwéens pour battre l’agression criminelle des forces armées ougandaise, rwandaise et burundaise et des lobbies anglo-saxons. « Pour cet échec par KO, les extrémistes Yoweri Museveni Kanguta de l’Ouganda et Paul Kagamé du Rwanda, et leurs tueurs n’ont plus jamais aimé ni Laurent-Désiré Kabila, ni Pierre Victor Mpoyo, ni les autres officiers supérieurs congolais patriotes comme le général Mabila ». Quel rôle a joué Joseph durant cette phase de guerre ? Aucun mot ne sortait de la bouche de Mpoyo. Et pourtant, certains éléments du M17 dont Mpoyo est membre-fondateur tenaient à se débarrasser de Joseph dans ces affrontements.

 

Un autre point de son silence radio. Quelques jours, après l’investiture de Joseph Kabila comme Président de la République démocratique du Congo. On mettra de la poudre aux yeux du Congolais Pierre-Victor Mpoyo: une nomination comme ministre d’État… mais sans portefeuille. Et pourtant, c’est à la suite de l’entretien entre Bill Clinton et Mpoyo que Joseph a été « mis en avant ». Et peu de temps après, pour s’imposer politiquement, Joseph « Kabila » a fait mettre Mpoyo sur la touche et a travaillé pour que Pierre-Victor Mpoyo soit effectivement un « ex-richissime ». Adieu fortune. Adieu pouvoir, dit-on chez des lobbies USA. Si le 3ème président de notre république Laurent-Désiré Kabila a été assassiné par balles le 16 janvier 2001, nous avions souhaité dire à la face du monde la version de Mpoyo sur « qui ordonna au mandataire (avocat de la République Démocratique du Congo) de retirer la plainte déposée contre l’agresseur Rwanda à la Cour internationale de Justice (CIJ), par lettre télécopiée, datée du 15 janvier 2001? » D’autant plus que son poids financier et politique a été un enjeu en ce jour d’assassinat, le 16 janvier 2001.

 

Certaines personnalités angolaises lui disent : « c’est maintenant ou jamais de prendre le pouvoir » nous avait dit le Congolais Emille Kalema qui était souvent à paris avec Mpoyo. Y-a-t-il eu un manque de vision même pour sa sécurité en ce moment crucial ? Le terrible Américain Bill Clinton,président des USA à cette époque, réussit à jouer avec des émotions du doyen Pierre-Victor Mpoyo: « jouer sur sa fibre de l’état psychologie paternel de Victor Mpoyo sur Joseph Kabila, un fils dit le fils de…Laurent Désiré Kabila, l’Ami/Frère de Mpoyo. »

 

Pour avaliser ce choix anti-démocratique inacceptable aux USA mais imposé aux enfants et à l’avenir du Congo, l’Américain Bill Clinton l’a fait sur conseil de l’extrémiste président rwandais Paul Kagame. Ainsi, « c’est depuis ce janvier 2001 que Paul Kagamé, dirige par procuration la République Démocratique du Congo » confirme le résistant Jean Kalama Ilunga. Quel a été l’accord entre Bill Clinton et Mpoyo? Ce dernier nous a seulement montré une photo qu’il amenait partout dans ses chambres d’hôtel à Paris. Une photo de Mpoyo et de Bill Clinton.

 

Quand Kalama qui a fréquenté Mpoyo dit que c’est Kagame qui contrôle la RDC; alors pourquoi Mpoyo n’a jamais tenu un tel langage?

 

RDC sous domination et éléments de preuves. Il y a un fait éloquent. Cela concerne les 50 ans de l’indépendance du Congo. Et le Rwandais Kagame l’avait étalé devant la face du monde; même s’il y a des groupuscules qui n’aiment pas ce que nous nous exprimons ainsi. Ces groupuscules? Ce sont ces Congolais qui avaient été recrutés dans la région parisienne, dans le Nord de la France et à Amiens par messieurs Vital Kamerhe, Beya, Malu Malu, Kazadi Nyembwe, She Okitundu, Lambert Mende Omalanga, Bisengimana, Amisi dit « Tango fort », (pasteur) Mugalu, Olivier Kamitatu, Vangu… et madame Olive Lembe. Pour ces 50 ans du Congo, ce fût un terrible 30 juin 2010. Joseph dit « Kabila » obéissant aux ordres de Kigali, avait contraint les hautes personnalités présentes (exemple:souverain des Belges Albert II), d’attendre son parrain Paul Kagamé, qui se pointa sur cette place des festivités à Kinshasa avec plus deux heures de retard. Quelle photo pour l’histoire que Mpoyo aurait dû nous expliquer par rapport à ce fait de Joseph Kabila « choisi  » après l’aval dit « technique » de Mpoyo?

 

Pour ce livre rêvé par nous, le Congolais Pierre-Victor Mpoyo, un des acteurs de premier plan dans la tragédie congolaise depuis 1996, ne s’est jamais confié…à nous journalistes congolais de l’Europe du Magazine Ngambo Na Ngambo.
Et cet humain de « Mzee* » (mot en langue Swahili désignant un leader d’opinion expérimenté et ayant un certain âge avancé) s’en est allé avec des questions pour des pages d’une histoire tragique du Congo.

 

 

Lilo Miango/Rédaction de Paris. Photos, Paris: copyright Magazine Ngambo Na Ngambo.

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