France/Élections présidentielles 2017: Emmanuel Macron en tête et le vote des Français qui viennent du Congo.

Nos observations en tant que journalistes panafricains de la RDC en Europe, membres des rédactions du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO font un marqueur sur ce jour dominical du 23 avril 2017 et au-delà de ce premier tour des élections présidentielles françaises de l’an 2017. A l’issue de ce 1er tour des élections présidentielles françaises 2017, des différentes générations des Français* qui viennent du Congo de Patrice Emery Lumumba (grand pays africain de 2.345.000 km2 actuellement sous occupation), sont en symbiose politique avec la majorité de leurs compatriotes français qui ont voté et placé l’homme politique français de 39 ans Emmanuel Macron en tête.

Selon notre enquête via Whatsapp, leur défi en faveur de ce vote est de rompre avec ce système d’un certain type oligarchique de plus de 40 ans de la « FrançAfrique ». Selon ces Français interviewés, la Francafrique, c’est l’installation par une certaine élite française des guerres, des dictatures, des pillages économiques, vrais-faux débats permanents sur les immigrés noirs et arabes africains contre des peuples africains en abusant de la confiance du peuple français qui votent. Ainsi à la lumière du mouvement politique français « En Marche » que dire pour ces Français ayant des parcelles de pouvoir pour soutenir la dictature sanguinaire josephiste de Joseph « Kabila » après avoir contribué à installer son système d’occupant? Parmi ces Français qui ont voté pour le candidat Macron, il y a des membres et des sympathisants des mouvements de la résistance congolaise généralement connus sous l’appellation « Les Combattants ».

L’autre défi de ces électeurs français dont nous parlons ici, est pour le renouveau dans la politique française car dans les partis politiques, il existe une réalité dite des dictateurs intellectuels financiers administratifs médiatiques français que des populations françaises appellent des oligarchies. Comment se fera ce rapport de force entre ce renouveau et cette situation de faits établis et ancrés?

 

Vote dans les diasporas africaines en Europe (Genève, Bruxelles, Canada, USA…): ce sont des Français comme les autres Français.

Emmanuel Macron à la tribune, à Porte de Versailles, 23 avril 2017.

«Yango nde eteni ya yambo ya mama ya maponami o ekolo ya France»(1). Pour nos journalistes panafricains de nos rédactions, comprendre des évolutions du monde s’avère un besoin légitime pour tous les citoyens en France ou ailleurs, y compris les «Bana mboka baye bakoma balifalansa* ». Leur vie quotidienne est fortement impactée par ces genres des événements internationaux notamment ces présidentielles françaises historiques 2017 vu l’image de la victoire tant espérée que leur renvoie l’homme politique nouveau Emmanuel Macron. Ainsi s’est lancé corps et âme, le Francais-Togolais Pascal Kossivi ADJAMAGBO (Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris. Docteur d’Etat en Mathématiques et Agrégé de Mathématiques Professeur à l’Université Paris 6. Membre du Panel de Haut Niveau de l’Union Africaine pour la Science, la Technologie et l’Innovation).

Pour la première fois depuis l’histoire du système de la 5ème république du général Charles De Gaulle, de l’homme de diktats très violents Jacques Foccart, des oligarchies de deux grands partis traditionnels (gauche et droite) ont été écartés par la volonté démocratique du peuple souverain. Et il n’y a eu aucun candidat membre du gouvernement sortant au second tour de ces élections présidentielles 2017. Le monde constitue plus que jamais un village global, où ces frontières entre national et international sont « floues » comme les Etats européens comme la France et l’Union Européenne .

La mondialisation, une évidence, entraîne des mutations de défis nombreux, actuels, anciens et l’émergence de nouvelles problématiques, dont le règlement dépend de la prise en compte de leur caractère global. Pour les problématiques permanentes sur l’immigration comme le montre des campagnes médiatisées à partir des métros parisiens et menés par ces Congolais du Congo-Brazzaville qui sont aussi des citoyens français, il ressort qu’il n’y a jamais eu un véritable débat entre des Français et Africains, membres des classes politiques françaises et sociétés civiles car l’agenda pour ces débats n’a pas encore inclut les effets des multinationales, les assassinats des leaders africains, des complicités entre des dictateurs africains et des leaders français, la corruption France-Pays africains, les pillages économiques, les guerres par délégation avec son lot des massacres des populations africaines, les chocs désastreux contre les cultures des Afro-descendants, les jugements ou emprisonnements souhaités par des peuples africains dans des pays africains concernant des citoyens européens (notamment des leaders français) impliqués dans des fabrications des conflits armés contre des peuples africains en Afrique, les emplois des Africains en Afrique déstabilisés par des agences nationales des Etats européens…

 

Cette journée électorale : enfin de l’inédit pour des directs de certains grands médias français basés à Paris sur la Guyane, la Guadeloupe…

Il y a beaucoup de femmes et hommes politiques français des Antilles, de la Guyane, de Mayotte…ou ayant des origines africaines dans la nation française. Le temps que nous avons passé pour écouter des radios françaises et regarder des chaînes de télévisions de France, nos journalistes ne les ont pas vus ni entendus sur les plateaux de télévision ou dans des studios de radios.

Mais certaines grandes télévisions ont pu faire des directs, dans leurs émissions spéciales, sur la Guyane, Guadeloupe avec des journalistes locaux. C’est de l’inédit depuis plus de 30 ans que nous fréquentons les paysages audio-visuels français. Il faudrait saluer ce traitement de l’information.

Plus de 3000 journalistes étrangers ont couvert ce 1er tour et sa campagne électorale. Des médias congolais ou des journalistes congolais de la RDC, en France ont aussi travailler lors de cette partie de la plus grande élection de France: cas du site ReveilFm international, du journal Le Potentiel avec le journaliste Robert Kongo, du Magazine Ngambo Na Ngambo, de la radio Mangembo du journaliste Joseph Pululu. On ne les a ni tabassés, ni tués et ni arrêtés comme les cas connus des journalistes avec le système d’occupation josephiste de Joseph « Kabila ». Leurs matériels n’ont pas été cassés ou confisqués. Ils n’ont pas été rackettés. Et leurs femmes ou copines n’ont jamais été menacées par les services secrets. Ici en France, il n’y a pas d’ANR, ces services de renseignements à la josephiste Joseph « Kabila », Kalev Mutond (un chef de la police politique qui se bagarre physiquement pour des raisons politiques avec le Combattant Patchely Mikobi un de ses compatriotes dans un des plus grands aéroports du monde, Roissy Charles de Gaulle à Paris.

Comme il est de notoriété publique, il existe aussi des enfants français dans un grand nombre des familles de la diaspora congolaise en France. Beaucoup d’entre brillent dans des universités. Ils ont voté pour Emmanuel Macron, selon 100 appels téléphoniques passés par nos rédactions.

Pour les «Bana mboka» qui ont obtenu la nationalité française par la naturalisation en suivant la législation française, personne n’a voté pour la candidate du Front National (FN) Marine Le Pen. Ils ont eu légalement leur carte d’identité française contrairement à ces masses des Rwandais qui ont eu la nationalité congolaise par la violence de la guerre contre le Congo gérée aussi par le « Tutsi Power » dont fait partie le Rwandais Paul Kagame.

Lors de ces élections françaises qui attirent des médias ou des décideurs à travers le monde, il y a également des «Bana mboka» qui ont tenu des bureaux de vote dans la région parisienne et en province. Notre équipe rédactionnelle donne des noms: Emmanuel Ikabanga dans la ville de Chaville (en l’Ile-de-France) et Félix Bokassia dans sa ville de Château-Thierry. Dans cette dynamique « RDC eloko ya makasi », rappelons-nous d’un beau texte du titre « Congo Avenir  » du feu chanteur-star de référence internationale Tabu Ley Rochereau : «…Congo…Congo nde mboka…mboka ya bankoko…Congo ya batu ya mayele…». ils ont tenu ces bureaux de vote avec intelligence, dignité et dans la légalité.

 

Le second tour de ce vote est fixé le dimanche 7 mai 2017.

23 avril 2017: Félix Bokassia,bureau de vote à Château-Thierry.

23 avril 2017: Félix Bokassia,bureau de vote à Château-Thierry.

On a eu même une «muasi moko ya bonzenga, muana mboka» dans la salle de la Porte de Versailles où l’heureux vainqueur Emmanuel Macron s’est adressé à la foule dans la soirée de ce dimanche 23 avril 2017. Elle a dit au MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO «match eza te. Il n’y a pas match», une formule du feu chanteur-star Papa Wemba qui a bâti sa carrière internationale de chanteur à partir de cette France dont font partie cette dame NK (qui était à la Porte de Versailles), Emmanuel Ikabanga, Geyoro (footballeuse du Paris Saint Germain), Simon Bavueza (dirigeant associatif et petit-frère du très célèbre journaliste historique Mateta Kanda), Félicien Ndombele (élu de la ville de Grigny), certains membres d’une dynastie royale congolaise de la RDC (les Ndonga Nkenge), Félix Bokassia (élu de Château-Thierry), Nila Mbungu (journaliste), Grégoire Mukendi Kavumu (ex-maire adjoint de la ville d’Aulnay-Sous-Bois), Colette Ilunga (ex-élue/ville de Lyon), Kimpembe (joueur du Paris Saint Germain), Faya Tess (chanteuse très connue)…

Le dimanche le 7 mai 2017, nous couvrirons le second tour. Ici, en France, il n’y a pas de CENI avec son visage hideux à la Joseph « Kabila » Hippolyte Kanambe/Malu-Malu Apollinaire/Ngoyi Mulunda/Corneille Nangaa avec leur show criminel en additif installé avec la prétendue, nébuleuse et illégale « Communauté Internationale ». Ainsi, lors de la proclamation des élections, celles ou ceux qui ont des clés des institutions françaises ne massacreront pas la population.

« Ici, c’est la France. Ici, c’est la République Démocratique du Congo», a dit à notre média, monsieur TTD, un Français d’origine congolaise, de retour au pays de ses ancêtres pour y vivre et qui a vu le dimanche 23 avril 2017, trois Français d’origine congolaise, des collabos au service du système Joseph « Kabila », Charles Bisengimana, l’extrémiste tutsi rwandais Azarias Ruberwa (« devenu » Congolais et présenté par certaines sources comme mandataire au Congo de l’extrémiste tutsi Rwandais Paul Kagame), Deo Rugwiza, Général Obed ( devenu « Congolais »/Extrémiste rwandais injecté dans l’armée de la RDC, au Kasai)…

Ces trois Français, des collabos, sont à l’opposé des idées-forces qui ont porté la candidature du Français Emmanuel Macron et sa victoire au 1er tour car ils sont concernés par la fraude fiscale (beaucoup d’argent gagné en RDC non déclaré aux impôts français) selon la loi de la République française, un Etat de droit où la délation et les complicités dans des crimes contre l’humanité n’ont pas de place dans la communauté du destin de la Nation France.

 

 

Lilo Miango/Rédaction de Paris et Nkumu/Rédaction Europe.
Photos copyright: Magazine Ngambo Na Ngambo/Dimanche 23 avril 2016 .

 

* Soit part par la voie légale de naturalisation soit par le droit du sang. *Argot Lingala.

(1) »Yango nde eteni ya yambo ya mama ya maponami o ekolo ya France »( en Lingala: « c’est bel et bien le premier tour de la plus grande des élections en France »)

Mots-clefs : , ,