Les 80 ans de la Princesse Royale Monieme Bango Nkana de la dynastie Ndonga Nkenge, une des nombreuses familles royales au Congo.

La joie a été partagée entre des larges cercles des enfants, femmes et hommes dans certains pays occidentaux et des milieux en République Démocratique du Congo, ce grand pays en Afrique centrale qui fait partie du KO…et NGO.

Pourquoi cette joie exprimée avec respect par certains Congolais en Europe! En effet, ils étaient fiers pour les 80 ans d’anniversaire de cette dame, noble et citoyenne de la RDC Monieme Bango Nkana. Elle est une princesse royale dont la traçabilité biologique, sociologique, ethnologique et spirituelle nous envoie à la dynastie royale des Ndonga. Cette dynastie fondée au 17ème siècle à partir de Mankende. C’est la Cité fleurie de la Reine. Protection de la nature oblige depuis sa fondation. Cet endroit est un village situé dans une presqu’île paradisiaque, dans l’actuelle province de Mai Ndombe.

Monieme Bango Nkana de la dynastie Ndonga.

Monieme Bango Nkana de la dynastie Ndonga.

30 janvier 1938 au 30 janvier 2018.

En ce mardi 30 janvier de l’An 2018, jour de cet anniversaire de la princesse: Monieme qui totalise ses 80 ans d’âge, une communication est arrivée à la rédaction du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO car notre média panafricain couvre des actualités et des informations relatives à des impératrices, reines, empereurs, rois, sultans, princesses et princes africains.

Née sous l’identité de Monieme Julienne, elle est la fille de Sa Majesté la Princesse Nzambe Anne membre biologique de la dynastie royale des Ndonga.

RAPPEL: cette dynastie royale dont le règne continue avait été fondée au 17ème siècle par une grande Dame, Sa Majesté « Mukoko » LOMPATA, une très grande résistante qui s’était opposée à un très grand mal de tous les temps, la Traite Négrière pratiquée par des élites européennes blanches.

En outre, parmi des ancêtres femmes royales de Monieme, on trouve ces braves princesses combattantes Basengele qui avaient infligé une lourde défaite militaire aux soldats et mercenaires du conquérant britannique Stanley (présent sur le terrain des combats et qui avait pris la fuite). Ces «individus, immigrés, belliqueux conquérants ayant l’esprit comparable aux actuels Djihadistes» étaient sous ordres du roi des Belges, le colonialiste mégalomane Léopold II. «Tosili koyeba eteni monene wana ya masolo na biso» (en langue internationale Lingala: « Nous sommes déjà au courant de cette grande partie de l’épisode de notre histoire »).

Descendante de la « Mukoko ».

« Mukoko » est l’appellation du titre royal dans cette grande famille du peuple Basengele. Et « Mukoko » signifie « Grande Reine ». La princesse Monieme Julienne qui est à l’honneur dans les colonnes du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO est une des descendantes de la « Mukoko ». Elle est venue au monde à Ntandembelo, le 30 janvier 1938, dans l’actuelle province de Mai Ndombe, en République Démocratique du Congo. Et avec la politique moderne du recours à l’authenticité officiellement à l’actif du président Mobutu Sese Seko dans les années 70, Monieme Julienne avait pris l’identité de Monieme Bango Nkana. Toutes les citoyennes et tous les citoyens de ce grand pays de 2.345.000 Km2 avaient appliqué la même démarche légale, celle d’abandon des prénoms d’un type occidental.

Monieme est la fille de monsieur Jacques Miango, un notable régional connu qui était dans la négoce, les arts en tant que mécène (sculptures, bijoux, expositions, ateliers…) et dans la protection de la nature (un écologiste avant-l’heure).

Il est indispensable de mentionner ici que chez le peuple Basengele, il n’y a jamais eu un chef suprême dans l’organisation politique. Ce sont des clans (dynasties) qui se réunissaient et décidaient par consensus. C’est un type de « démocratie ». Ce système politique du peuple Basengele n’est pas un cas unique en Afrique. Des femmes Basengele avaient le pouvoir politique de premier plan pendant que dans des pays européens, leurs femmes européennes étaient chosifiées, discriminées politiquement, maltraitées avec une violence barbare…

Photo-Souvenir prise dans un studio de photo à Kinshasa.

Photo-Souvenir prise dans un studio de photo à Kinshasa.

Profession d’une princesse: éducation nationale.

Sur le plan professionnel dans le monde urbain, la princesse Monieme a travaillé pendant 64 ans dans l’Éducation Nationale de son pays depuis 1954. Elle a formé des générations et des générations de jeunes filles et garçons de nationalités congolaises (les deux Congo), belge, angolaise…et des enfants des ressortissants de quelques pays de l’Afrique de l’Ouest. L’éducation nationale étant, pour elle, un domaine stratégique étatique pour élever des Nations, donner du bonheur ou progrès à des populations et développer des économies des Etats.

A l’honneur pour ses 80 ans, des gens du Royaume de Belgique qui la connaissent, se souviennent aussi de son séjour en tant qu’une étudiante en Belgique dans les années 60. Et c’est dans ce royaume européen que la princesse Monieme avait donné naissance à son premier enfant, une fille. Monieme qui est fille unique dans une fratrie de 7 enfants, vit en RDC entourée de l’amour de ses fidèles. Et le mardi 30 janvier 2018, le jour de ses 80 ans, ses frères, petits enfants, cousins et même l’actuel Nkumu ou prince régnant (chef traditionnel) étaient aussi présents à ses côtés.

Certains appellent la dynastie à laquelle elle appartient la « Dynastie Ndonga Nkenge » (Nkenge signifie « sel biologique/Sel bio » car à une époque très ancienne le sel a été un produit stratégique pour un bon nombre de royaumes de cette époque-là ; et cela comme le pétrole est à présent pour certains Etats modernes. Pour ces 80 ans: « Esengo na mitema ».

M.N.B.L./Rédaction centrale-Europe et Nkumu/rédaction de Suisse. Photos Monieme Bango Nkana Julienne:archives famille Nzambe/Dynastie Ndonga Nkenge et famille Miango.

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