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Suisse et diaspora congolaise de l’Europe/La rentrée politique du résistant Paul Kahumbu: « le capturer » et non pas « le dégager ».

C’est la période des rentrées de 2017, une saison particulière de l’Occident qui l’avait installée historiquement et annuellement dans des pratiques auprès des diverses communautés de la planète Terre. Dans des microcosmes politiques, des personnalités s’activent autour de cette « rentrée » comme le cas légitime et conventionnel d’un des leaders connus dans la Résistance congolais: Paul Kahumbu.

C’est ainsi que depuis sa ville de résidence suisse de Lausanne, monsieur Paul Kahumbu du Front Civil de Résistance Populaire a répondu à des questions de notre média, le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO. «Eleko oyo ya loi ya mobu 2017 esili. Na nzela wana moko wa bakambi ya Résistance Congolaise, Paul Kahumbu ya lingomba Front Civil ya Résistance Populaire apesi biyano na mituna ya MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO.»
Le mot-clé du Front Civil de Résistance Populaire que le résistant Kahumbu fait dégager de cette interview : « capture » de Joseph « Kabila ».

 

Question: Quelle déclaration politique pouvez-vous faire vu la rentrée 2017 ici dans des pays européens, particulièrement dans la diaspora congolaise. Ces vacances scolaires, académiques et celles des travailleurs sont terminées. Quelles sont vos activités du Front Civil de Résistance Populaire pour la République Démocratique du Congo qui est toujours dans une guerre d’agression, une guerre de basse intensité selon des experts congolais et étrangers en matières de guerre ?

Photo Reveil FM International/Suisse Mai 2011: Paul Kahumbu le résistant.

Photo Reveil FM International/Suisse Mai 2011: Paul Kahumbu le résistant.

Monsieur Paul Kahumbu : Permettez-moi d’abord avant toute chose de rendre un hommage mérité au Magazine Ngambo Na Ngambo pour son engagement résolu en matière des cultures et valeurs des diasporas africaines et du continent Afrique ; et surtout de l’éveil de la conscience patriotique de l’être humain congolais, face aux multiples enjeux et défis qui le guettent en ce moment où notre pays est plongé dans un océan d’incertitudes.

Pour le Front Civil de Résistance Populaire, à l’issue de la mise sur pied le 12 Août 2017 à Bruxelles, du Conseil National de la Résistance Congolaise en sigle CNRC* le moment tant attendu pour fédérer et unir toutes les plates formes de la Résistance Combattante est donc venu.

Aux Congolaises et Congolais, les vrais qui aiment le peuple du Congo, déterminés et résolus, l’appel à l’union est lancé en vue de serrer nos rangs pour opérer un assaut final contre les occupants rwandais extrémistes qui colonisent le pays de Simon Kimbangu. Car agir en ce moment crucial en ordre dispersé, c’est offrir gratuitement au pouvoir illégitime et illégal, un souffle de vie supplémentaire dont il n’a aucun droit de bénéficier et par ricochet, c’est encore vouloir prolonger la misère mortelle du peuple qui n’a que trop souffert de ce régime avilissant.

In fine, cette rentrée 2017 devra en définitive être placée sous le signe du processus de la décapitation totale de l’occupation qui implique prioritairement la CAPTURE de l’imposteur extrémiste rwandais qui fait office de chef de la mafia tutsi power dans notre pays.

En ce qui concerne le deuxième volet de votre question concernant les guerres d’agression et de basse intensité dont le Congo a souffert injustement ; sans aucune prétention de maîtriser au mieux la polémologie, c’est à dire le domaine qui concerne l’étude des guerres, j’affirme sans me dédire que notre pays est totalement victime de ces deux espèces de guerres contemporaines. En effet, en 1998 le Rwanda et l’Ouganda avec les supplétifs de l’armée burundaise avaient militairement agressé le Congo.

Cette agression a fait d’ailleurs l’objet d’une plainte en bonne et due forme, déposée auprès de la Cour Internationale de Justice à la Haye par le président Laurent Désiré Kabila contre les Etats agresseurs. Il s’en suit dans les circonstances de l’assassinat de ce dernier, la dite plainte fut immédiatement retirée par l’actuel imposeur et faux Joseph « Kabila » sous la signature de son ministre des affaires étrangères d’alors, qui n’est autre que le fieffé traître actuel Léonard She Okitundu.

Par ailleurs, la guerre dite de basse intensité quant à elle, elle demeure, permanente et perpétuelle. Elle se fait de manière insidieuse et sournoise. Elle est asymétrique c’est-à-dire irrégulière. Elle s’opère comme un cancer avec un risque de provoquer à la longue de métastase. Pour l’éradiquer, elle requiert un traitement de « choc ». Et dans cette situation avilissante de l’occupation de notre pays par les Tutsis extrémistes rwandais, le traitement de choc n’est autre qu’un SOULEVEMENT POPULAIRE TRIOMPHANT. Voilà enfin la solution idoine qui doit obligatoirement impliquer la CAPTURE immédiate du faux Joseph « Kabila » qui dirige illégalement et illégitimement le pays de Simon Kimbangu.

 

Paul Kahumbu à Nemours(France): 30 juin 2017,enterrement du feu Kalama. (Photo Magazine Ngambo Na Ngambo).

Question: il y a effectivement un génocide en République Démocratique du Congo. Quelle est votre perception au niveau du FCRP, surtout quand au niveau de notre média, certains politiques congolais nous parlent plus des élections à faire et jmais du génocide dans un pays pourtant sous occupation, la RDC ?

Monsieur Paul Kahumbu : «Le Petit Larousse Illustré» édition 2018, définit le « Génocide » comme, crime contre l’humanité tendant à la destruction de tout ou partie d’ un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Oui, il y a effectivement génocide au Congo. Des élites extrémistes de l’ethnie tutsi massacrent impunément les membres de l’ethnie bantou du Congo Kinshasa. Le Rapport Mapping de l’ONU, rendu public le 1 octobre 2010, qui est totalement ignoré sciemment par le gouvernement d’ occupation de Kinshasa et par ce que l’on appelle le monde dit libre ; mentionne noir sur blanc cette dimension criminelle en désignant sans aucun détour les auteurs patentés et avérés de ce genre de crime perpétré par la soldatesque rwandaise sur notre territoire national.

Le Congo, notre pays, est devenu un théâtre des événements macabres où se conjuguent toutes sortes des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. On viole. On pille. On spolie. On égorge et on éventre sauvagement hommes, femmes, enfants, vieillards, des femmes enceintes, sous le regard indifférent de plus de 17 milles Casques Bleus de la Monusco, mission la plus coûteuse de l’histoire des Nations Unies.

Les massacres au grand Kivu, au grand Kasai, au Kongo Central, au grand Katanga, à Kinshasa et partout à l’Equateur avec leur lot de fosses communes sont légion. Ces massacres qui n’émeuvent pas l’imposteur qui règne par défi à la tête du pays, sont de nature à liquider systématiquement les Congolais en tant que Peuple Historique, pour ainsi les remplacer par des peuples allochtones venus d’ailleurs. Cette tragédie humaine côtoie l’omerta ou le silence complice, d’une certaine classe politique toxique, corrompue, en mal de positionnements et de la quête effrénée des intérêts égoïstes.

Pour clore ce triste chapitre, je dirai que les femmes et hommes politiques congolais qui réclament des élections et autres négociations avec un pouvoir d’occupation. Nous les qualifions ni plus ni moins des collabos qui participent directement ou indirectement aux crimes sous un régime de honte. A la libération, ils répondront tous devant un Tribunal du Peuple.

 

Question: quelle est la vision du FCRP concernant de la liberté de la presse et l’état des lieux des médias congolais au Congo et dans la diaspora congolaise ?

Monsieur Paul Kahumbu: La presse libre n’existe pas dans un système dictatorial d’occupation ; et vous le savez pertinemment bien. Des journalistes, vos collègues de profession qui ont eu l’audace de s’employer à cet exercice de vos droits de liberté ont dû payer le prix fort dans ce régime tortionnaire de la « Kabilie Josephiste ». Nous déplorons et condamnons des assassinats en série de Mwamba Bapua, Franck Ngyke et son épouse, Kabungulu, et tant d’autres assassinats des journalistes à Goma, à Mbuji Mayi, en région de Bukavu .. Dans cette partie de ma réponse ici, la liste des assassinats des journalistes congolais n’est pas exhaustive. Que penser de vos autres collègues qui croupissent dans des prisons officielles ou privées. Certains ont été contraint à prendre le chemin de l’exil forcé comme le journaliste Freddy Mulongo de Réveil FM International, le tombeur d’un certain « coupagiste », flagorneur du régime d’occupation Tryphon Kin Kiey Mulumba «Kabila Désir».

Et tant d’autres journalistes exerçant dans des médias patriotiques en Occident ; ils ne font pas exception dans cette longue liste des journalistes congolais exilés. Par ailleurs, je peux vous confesser que dans le programme du Front Civil de Résistance Populaire qui sera versé au CNRC* pour être appliqué à la libération, toutes les libertés seront garanties et respectées scrupuleusement, y compris celles de la presse qui constituera en substance le véritable quatrième pouvoir dans un Congo nouveau refondé.

 

Question: comment le Front Civil de Résistance Populaire vit cette période de deuil à la suite du décès d’un de ses éminents dirigeants feu Kalama Ilunga Jean dans la mesure où certains leaders d’opinion observent leur période politique et médiatique de deuil national jusqu’à la fin de l’année 2017 ?

Monsieur Paul Kahumbu: Nous avions organisé les obsèques de Jean Kalama Ilunga, l’âme vivante et intrépide du Front Civil de Résistance Populaire, le 30 juin 2017, jour de la proclamation en 1960 de l’indépendance de notre pays le Congo. L’enterrement de ce grand et illustre Résistant Patriote Combattant, à cette date emblématique n’est pas un fait du hasard ! Cette date historique intègre in fine sa mémoire vivante à celle de nos Pères Fondateurs qui nous ont légué le Congo pour bâtir ce don béni de Dieu plus beau qu’avant. C’est la justification métaphysique et spirituelle d’un combat révolutionnaire et héroïque que Jean Kalama Ilunga a mené vaillamment pendant son séjour sur cette terre des hommes. Aussi chaque 30 juin, tous ceux qui l’ont tant aimé se souviendront de lui à l’unisson avec nos icônes de l’Indépendance de ce beau et grand pays, le Kongo. Ingeta!

 

Propos recueillis par Lilo Miango (Rédaction de Paris) et Lupungu Ndjate Albert (Rédaction de Genève/Suisse).

Photos: collection archives Paul Kahumbu.

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